Economie

Le pétrole se stabilise à New York, tiraillé entre la Chine et l'Iran

 Les prix du pétrole se stabilisaient  mardi à New York après leur baisse de la veille, les investisseurs hésitant  entre des inquiétudes persistantes au sujet de la demande chinoise et des  craintes pour l’offre iranienne.    Vers 13H30 GMT, le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en mai  grignotait 3 cents par rapport à la clôture de jeudi, à 102,49 dollars, sur le  New York Mercantile Exchange (Nymex)    "Nous assistons ce matin à un mouvement de consolidation après une forte  baisse", a constaté Tom Bentz, de BNP Paribas, le brut ayant chuté de 2,50  dollars en cours de séance lundi, à la suite de la diffusion vendredi de  chiffres préoccupants sur la reprise du marché de l’emploi aux Etats-Unis.  Le premier pays consommateur de brut a vu ses créations d’emplois nettement  ralentir en mars, à 120.000, quand les analystes tablaient sur 200.000.    En outre, accentuant les craintes des investisseurs mardi, "les chiffres  des exportations chinoises de brut se sont tassés en mars, faisant de nouveau  craindre un ralentissement (économique) en Chine, et une demande" moins  vigoureuse, a ajouté le stratège.    Si les importations de brut de la Chine (deuxième consommateur mondial) se  sont établies à 5,5 millions de barils par jour (bpj) en mars, un niveau  toujours élevé, elles ont reculé de 405.000 bpj par rapport à février.    D’autres analystes se montraient plus circonspects: "la demande pétrolière  robuste de la Chine" représente tout de même "une hausse de 8,7% sur un an",  "ce qui rend très improbable un recul prochain du cours du Brent sous la barre  des 120 dollars ou de celui du WTI sous 100 dollars", a noté Commerzbank.    En outre, "les importations de la Chine ont baissé, ce qui inquiète le  marché car l’excédent commercial qui a été enregistré pourrait signifier que  l’activité économique à l’intérieur du pays est en train de ralentir, et non  pas nécessairement que l’Europe consomme davantage", a estimé Phil Flynn, de  PFG Best.    L’excédent s’élève à 5,35 milliards de dollars, après un déficit de 31,5  milliards de dollars en février, selon les chiffres publiés mardi par les  douanes chinoises.    Par ailleurs, les analystes s’attendaient à une nouvelle hausse de l’offre  de brut aux Etats-Unis, à la veille de la publication d’un rapport hebdomadaire  officiel sur les stocks américains, ce qui continuait à tirer les prix à la  baisse.    Cependant, les inquiétudes liées à l’offre iranienne freinaient la chute  des cours, en dépit de l’annonce de la reprise des négociations sur le  programme nucléaire iranien entre Téhéran et les représentants du forum des 5+1  (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France et Allemagne) samedi à  Istanbul.    "Le discours de l’Iran reste très agressif", a noté Phil Flynn, l’Iran  menaçant toujours de fermer le détroit d’Ormuz, par lequel transitent 35% du  trafic pétrolier maritime mondial, et comme lui, peu d’analystes s’attendaient  à de grandes avancées le week-end prochain.
 
 
   Algerie – ennaharonline
 

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close