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Le procès par contumace du vice-président irakien Hachémi ajourné

   

 Le procès du vice-président irakien Tarek  al-Hachémi, jugé par contumace à Bagdad pour avoir fomenté des meurtres, a été  ajourné dimanche, le temps pour une cour d’appel fédérale de se pencher sur la  procédure.    M. Hachémi se trouve aux dernières nouvelles en Turquie, pays qui refuse de  l’extrader vers l’Irak.    Lui et certains membres de sa garde rapprochée sont poursuivis pour 150  chefs d’inculpation, notamment le meurtre de six juges et de plusieurs hauts  responsables, dont le directeur général du ministère de la Sécurité nationale.    Les avocats du vice-président "ont interjeté appel à trois ou quatre  reprises, et nous les avons rejetés à chaque fois", a indiqué un des juges lors  d’une audience dimanche. La défense a donc entrepris de s’adresser directement  à une cour d’appel fédérale pour qu’elle tranche.    "Nous avons l’obligation de suivre la décision de la cour d’appel. Elle va  examiner (le recours) et nous verrons à ce moment-là quelle est sa position",  a-t-il ajouté.    Le juge n’a pas fixé de date pour la nouvelle audience, mais selon  Abdelsattar Bayraqdar, porte-parole du Haut Conseil judiciaire, elle devrait  avoir lieu le 24 juillet.    En outre, a-t-il annoncé, M. Hachémi doit être jugé à partir du 1er octobre  pour une autre affaire, sur laquelle il n’a toutefois fourni aucun détail.    Le procès par contumace de Tarek al-Hachémi a débuté le 15 mai.     Lors d’une audience en juin, des policiers avaient affirmé que des  silencieux avaient été retrouvés dans sa maison et dans celle de son gendre et  secrétaire personnel, Ahmed Qahtan.    Des gardes du corps et d’autres responsables avaient également affirmé  avoir reçu de l’argent pour mener des attaques sur ordre du vice-président ou  avoir été contraints à le faire.     M. Hachémi, un sunnite, dénonce depuis des mois une procédure à des fins  purement politiques, s’inscrivant dans le conflit qui oppose depuis décembre  leur famille politique, le bloc Iraqiya dominé par les sunnites, au Premier  ministre, le chiite Nouri al-Maliki, qu’il accuse d’autoritarisme.
 
 
 

Algerie – ennaharonline

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