Société

Le Ramadhan sous un vrai toit

Le compte à rebours a commencé. A 48 heures du début de la grande opération du relogement annoncée par le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, le temps est figé dans les favelas de la capitale.

Les sujets de discussions ne portent plus sur la défaite de l’Equipe nationale mardi dernier contre la Belgique ou le prochain match contre la Corée du Sud dimanche prochain. Un toit décent avant le Ramadhan et le reste on en reparlera après.

C’est la rengaine qui est répétée jusqu’à l’usure dans les dizaines de milliers de favelas qui ceinturent la capitale. Dans un souci d’équité et surtout de contrôle strict, une vaste opération de recensement a été discrètement opérée par les services de la wilaya.

«Il s’agit de créer plus d’espaces verts et d’aires de détente pour la capitale qui étouffe depuis ces dernières années» affirme-t-on du côté de la wilaya d’Alger. La même instruction et la même rigueur ont été exigées également des autres wilayas, notamment celles limitrophes de la capitale. Le but étant d’en finir avec ces verrues qui rendent hideuses les villes du pays. Est-il concevable que dans un pays aussi riche comme l’Algérie subsiste encore des bidonvilles? Sur le pied de guerre, le wali d’Alger se lance le défi de rétablir la cité méditerranéenne dans ses droits: Alger ne sera que plus blanche. Aussi, annonce-t-il qu’un premier quota de 25.000 logements sociaux locatifs sera distribué en priorité aux familles des bidonvilles et des immeubles menaçant ruine (IMR), en plusieurs phases à partir de samedi 21 juin.

 

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