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Le rapt des deux otages français commandité par Belmokhtar

  •    "C’est Mokhtar Belmokhtar qui a commandité les enlèvements des otages. C’est lui. Ses gens nous ont dit que c’est bien lui. Il n’y a aucun doute sur ça", a déclaré à l’AFP un médiateur malien actuellement basé dans le nord du Mali, qui avait auparavant négocié avec l’Algérien Belmokhtar des libérations d’otages européens.
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  •    "Oui, c’est Belmokhtar l’auteur de l’enlèvement des otages. Parmi les ravisseurs, il y avait directement ses hommes", a affirmé une source nigérienne, également impliquée par le passé dans une affaire de libération d’otages européens dans le Sahel.
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  •    La France et le Mali accusaient depuis lundi Aqmi d’être derrière le rapt, toujours non revendiqué.
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  •    La mouvance a revendiqué il y a trois mois le rapt dans le nord du Niger de cinq Français, d’un Togolais et d’un Malgache, travaillant pour la plupart pour le groupe nucléaire français Areva et un sous-traitant.
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  •    Vendredi soir, les deux Français de 25 ans, Antoine De Léocour et Vincent Delory, ont été enlevés dans un restaurant du centre de Niamey et retrouvés morts le lendemain après un assaut des forces françaises en territoire malien contre les ravisseurs.
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  •    Leurs dépouilles, qui avaient été entreposées dans une petite clinique privée de Niamey, ont été rapatriées dans un avion d’Air France qui a décollé de Niamey tard mardi soir pour Roissy à Paris où il arrivera tôt mercredi matin, a constaté un journaliste de l’AFP.
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  •    Le ministre français de la Défense, Alain Juppé, a révélé mardi depuis le Tchad que l’un des otages était "mort d’une balle dans la tête", ajoutant avoir "toutes les raisons de penser" que les deux hommes avaient "été exécutés par les ravisseurs".
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  •    Selon une source médicale qui a pu voir les corps à Niamey, les otages "avaient été attachés, les mains dans le dos, et ils avaient des traces noires sur le corps". Une source proche de la présidence nigérienne avait auparavant assuré à l’AFP que "les corps étaient calcinés".
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  •    Des sources policières françaises ont quant à elles assuré que "le corps de l’un des deux otages français était complètement calciné".
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  •    Une autopsie doit être pratiquée à l’Institut médico-légal de Paris.
  •    Quatre ravisseurs ont été tués et deux autres blessés, interrogés à Niamey, a indiqué M. Juppé, détaillant le bilan de l’intervention militaire française qui s’est aussi soldée par la mort de trois gendarmes nigériens. Deux soldats français ont également été blessés.
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  •    Selon des sources maliennes, des hélicoptères de combat français ont tiré sur le convoi de véhicules des ravisseurs dans le nord du Mali, à une quinzaine de kilomètres de la localité malienne de Tabankor (35 km au sud de Ménaka), où des épaves calcinées ont été retrouvées.
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  •    Parmi ces épaves, "un gros véhicule 4X4 immatriculé au Bénin", selon une autorité administrative dans le nord du Mali. A Niamey, des témoins avaient déclaré que les Français avaient été emmenés à bord d’un tel véhicule.
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  •    Le calme régnait et certaines rues étaient désertes mardi à Niamey, balayée par un vent de poussière, alors que les Nigériens avaient été appelés en ce jour – férié pour l’occasion – à participer à des élections municipales et régionales.
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  •    La présidentielle prévue le 31 janvier est censée parachever la transition lancée par la junte qui avait renversé le président Mamadou Tandja en février 2010, en vue du retour à un régime civil en avril.
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  •    Mais la mort des deux jeunes hommes, enlevés en plein Niamey, est venue rappeler la fragilité d’un des pays les plus pauvres du monde.
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  •    La France a d’ailleurs mis en garde les voyagistes contre le tourisme au Sahel où plus aucune zone n’est considérée comme sûre.
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  •    Les régions de Niamey comme de Bamako, jadis zones "vertes" où il était possible de circuler en sécurité selon Paris, sont devenues zones "oranges" où il est recommandé de ne pas se rendre "sauf raison impérative".
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  •    Dans la capitale, si certains expatriés français avaient déjà quitté le pays, Madjid, 24 ans, responsable marketing d’une entreprise française, à Niamey depuis cinq mois, ne veut pas plier bagage. "Je ne cèderai pas à quelque menace que ce soit".    
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  • Ennaharonline

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