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Le régime contesté organise un référendum en Syrie, meurtrie par la violence

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      Le régime syrien contesté organisait  dimanche un référendum sur une nouvelle Constitution tout en accentuant sa  répression sanglante dans de nombreuses villes assiégées et bombardées pour  étouffer une révolte qui ne faiblit pas depuis 11 mois.    L’opposition et les militants pro-démocratie, qui exigent le départ du  président Bachar al-Assad, ont appelé à boycotter le référendum raillé par  l’Occident qui se tient au lendemain d’une journée de violences ayant fait près  de 100 morts selon une ONG.    La Croix-Rouge internationale devait de son côté reprendre les négociations  avec l’opposition et les autorités pour évacuer les victimes, dont des  journalistes occidentaux, piégées dans la ville meurtrie de Homs, cible  dimanche de nouveaux bombardements par les forces du régime.    Les bureaux de vote pour le référendum sur une nouvelle Constitution –qui  maintient de larges prérogatives au chef de l’Etat tout en supprimant la  prééminence au parti Baas au pouvoir depuis un demi-siècle– ont ouvert à 07H00  (05H00 GMT) pour 12 heures et parfois 15 heures, selon les médias officiels.    Plus de 14 millions de Syriens sont appelés à se prononcer sur le texte  dont la  mesure la plus spectaculaire est le remplacement de l’article 8 de la  Constitution de 1973, qui stipule que le parti Baas "est le dirigeant de l’Etat  et de la société", par une disposition instaurant le "pluralisme politique".    La télévision d’Etat montrait des images de Syriens dans des bureaux de  vote de différentes villes en affirmant qu’"un grand nombre de votants s’y  rendaient pour déposer leur bulletin dans les urnes".    "Je vote parce que c’est l’aboutissement des réformes de Monsieur le  président et si cela réussit, on aura une démocratie, pas comme en Libye et  ailleurs", a affirmé à l’AFP Balsam Kahila, une fonctionnaire de 32 ans, qui  votait au ministère des Finances où elle travaille.    Interrogée s’il n’y avait pas de contradiction entre la tenue du scrutin et  la violence, elle a rétorqué: "Je vote malgré les gangs armés".    Les déplacements des journalistes étrangers sont fortement restreints en  Syrie depuis le début le 15 mars 2011 de la révolte populaire réprimée dans le  sang.    Le projet de Constitution s’inscrit dans le cadre des réformes promises par  le régime, dont la crédibilité est néanmoins ternie, ayant à chaque annonce de  éformes accentué parallèlement la répression.    Dans cette nouvelle loi fondamentale, le chef de l’Etat garde d’importants  pouvoirs puisque c’est lui qui choisit le Premier ministre, indépendamment de  la majorité parlementaire, et peut dans certains cas rejeter des lois.    L’article 88 prévoit que le président ne peut être élu que pour deux  septennats, mais l’article 155 précise que ces dispositions ne s’appliqueront  qu’à partir de la prochaine élection présidentielle prévue en 2014, ce qui  permet en théorie à Bachar al-Assad de rester au pouvoir encore 16 ans.    Refusant d’admettre l’ampleur de la contestation, le pouvoir se targue de  l’appui de son peuple pour venir à bout de la révolte assimilée à du  "terrorisme" mené par des "gangs armés à la solde de l’étranger".    Le régime Assad met surtout à profit les divisions internationales  persistantes, après le refus de la Chine et de la Russie, ses alliés, de toute  ingérence en Syrie et leur veto au Conseil de sécurité de l’ONU à une  résolution condamnant la répression.    Dès l’aube, Homs (centre), dévastée par plus de trois semaines de  pilonnage, était de nouveau bombardée. Plusieurs obus sont tombés sur le  quartier antirégime de Baba Amr, où sont toujours bloqués les journalistes  occidentaux blessés mercredi dans un bombardement, la Française Edith Bouvier  et le Britannique Paul Conroy, selon l’OSDH.    C’est dans ce même bombardement que sont morts la reporter américaine Marie  Colvin et le photographe français Rémi Ochlik.    Les négociations pour évacuer les deux dépouilles et les deux journalistes  blessés ont jusque-là ont échoué mais devaient reprendre dimanche.    Ailleurs dans le pays, plusieurs explosions ont secoué la ville de Deir  zzor (est), où les forces de sécurité menaient de nouvelles perquisitions à la  recherche de militants antirégime, selon l’OSDH.    Dans la ville de Deraa, berceau de la contestation dans le sud, des  affrontements avaient lieu entre forces régulières et militaires dissidents, a  ajouté l’OSDH.    De même à Hama (centre) et Idleb (nord-ouest), des explosions et des tirs  tait entendu par intermittence.    Ces violences qui ont fait plus de 7.600 morts en 11 mois de révolte selon  l’OSDH, continuent d’ensanglanter le pays malgré un appel vendredi d’une  soixantaine d’Etats du groupe des "Amis de la Syrie", à l’arrêt immédiat des  violences et à de nouvelles sanctions en Syrie.
 
 
 
 
 
 
 
 Algérie- ennaharonline

  
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bilel messoudi

Journaliste-Rédacteur du site web ALG24 depuis décembre 2014
Dans la presse électronique depuis avril 2009. Spécialisé dans l’information de sports .
adresse: cité 722 logement sidi yaya – hidra alger
bilel-messoudi@ennaharonline.com

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