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Le sort des otages d'Aqmi au Sahel pourrait pâtir de la mort de ben Laden

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  •   Car si les employés d’Areva, enlevés en septembre 2010 à Arlit (nord du Niger), représentent une valeur marchande et un précieux moyen de pression sur Paris, l’exécution de l’un d’entre eux pourrait aussi permettre à Aqmi de frapper un grand coup et d’asseoir sa réputation dans la mouvance jihadiste internationale, pensent les plus inquiets.

  •   Au minimum, c’est "une mauvaise nouvelle pour les négociations pour libérer les otages", a confié à l’AFP une source malienne proche des négociations. "Ca va être dur. Chez les gens d’Aqmi, il y en a qui étaient en rapport avec Ben Laden, son entourage. Donc ces gens là peuvent durcir les négociations".

  •   Une autre source nigérienne proche des négociations a ajouté: "Ce qu’on peut dire donc pour le moment, c’est que les pourparlers vont prendre du temps, parce qu’Aqmi a aujourd’hui d’autres chats à fouetter".
  •   Mais pour l’Algérien Mohamed Mokeddem, auteur notamment du livre "Aqmi, contrebande au nom de l’Islam", "il est certain que la vie des otages est en danger".

  •   "Aqmi est la seule organisation terroriste qui puisse facilement et immédiatement faire quelque chose pour venger la mort d’Oussama ben Laden, et c’est très inquiétant", dit-il.

  •   "Aqmi avait fait savoir qu’elle mettait la vie des otages entre les mains de ben Laden: cela pourrait lui permettre de se faire remarquer comme la franchise d’Al Qaïda qui fera la revanche la plus spectaculaire et la plus médiatisée (…) Ils pourraient décider d’exécuter un de leurs captifs pour renforcer leur position internationale et leur prestige dans les milieux
    jihadistes".

  •   Un inquiétude que partage, à Nouackchott, le journaliste Isselmou Ould Moustapha, spécialiste de l’islamisme radical au Sahel.

  •   "Je ne pense pas que la vie de tous les otages soit menacée", dit-il, joint au téléphone depuis Paris. "Mais pour frapper les esprits, parce qu’ils n’ont pas d’otage américain, ils pourraient s’en prendre à un des Français et l’exécuter pour frapper les esprits. Ce qui est certain, c’est que les représailles sont obligatoires".

  •   "Cela n’exclut pas des tentatives d’attentats contre des intérêts américains dans la région, mais s’en prendre à un des otages français est tellement plus facile", ajoute-t-il.

  •   "Cela dit, Aqmi est aussi réaliste: ces quatre prisonniers français sont une marchandise précieuse. Ils représentent une arme de négociation, un moyen de pression et une importante source de revenus".

  •   Depuis qu’il a, début 2007, prêté allégeance à Oussama ben Laden et changé son nom de Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) en Aqmi, le groupe jihadiste a régulièrement tenté de se rapprocher d’Al Qaïda-central, la structure de base fondée et dirigée par ben Laden, et de démontrer son attachement à la cause, même si la plupart des experts doutent de l’existence de liens opérationnels permanents entre les deux formations.

  •   En novembre, deux mois après le rapt des Français à Arlit, le chef d’Aqmi l’Algérien Abdelmalek Droukdel, avait déclaré: "toute forme de négociation sur les otages à l’avenir sera conduite avec personne d’autre que notre Sheikh Oussama ben Laden (…) et selon ses conditions".

    Ennaharonline

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Journaliste- Rédacteur du site web ALG24 depuis décembre 2016.
Dans la presse électronique depuis mars 2014. Spécialisé dans l’information la culture francaise.
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