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L'Egypte à l'abri d'un scénario à l'algérienne, selon des analystes

 

 Le bras de fer opposant les Frères musulmans aux militaires en Egypte après la dissolution de l’Assemblée du  peuple devrait rester confiné au champ politique, estiment des analystes, qui  écartent un scénario de violences similaire à celui de l’Algérie dans les  années 1990.    "J’exclus un scénario à l’algérienne", dit à l’AFP Mustapha Kamel  al-Sayyed, professeur de sciences politiques à l’Université du Caire.    "C’était un autre contexte" en Algérie, où l’annulation par les autorités  des législatives remportées par les islamistes en 1991 avait provoqué une  guerre civile qui a fait des dizaines de milliers de victimes civiles.    "Il y avait à l’époque une violence des deux camps en Algérie. Quant à  l’Egypte, il n’y a pour le moment que des menaces de recours à la violence  restée au stade de déclarations", ajoute M. al-Sayyed.    Le Conseil suprême des forces armées (CSFA), qui dirige le pays depuis la  chute du président Hosni Moubarak en février 2011, a annoncé samedi la  dissolution de l’Assemblée, après une décision de justice déclarant illégale la  loi ayant régi l’élection des députés.    La mesure a provoqué un tollé chez les Frères musulmans, qui avaient  remporté près de la moitié des sièges lors du scrutin cet hiver.    "Les menaces constantes de dissoudre le Parlement élu par 30 millions  d’Egyptiens et d’Egyptiennes confirment la volonté du Conseil militaire de  s’emparer de tous les pouvoirs", a réagi le Parti de la liberté et de la  justice (PLJ) dans un communiqué.    "La dissolution de l’Assemblée du peuple élue nécessite de revenir au  peuple par le biais d’un référendum libre et tranparent parce que la volonté  du peuple ne peut être annulée que par la volonté du peuple", a-t-il ajouté.

 

 

 

Algerie – ennaharonline

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