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L’Egypte accusée de collusion avec Israël

  • Le chef du mouvement chiite libanais Hezbollah, Hassan Nasrallah, a ainsi appelé dimanche le peuple égyptien à descendre "par millions" dans la rue pour forcer l’ouverture du terminal de Rafah entre l’Egypte et la bande de Gaza.
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  • "Je n’appelle pas à un coup d’Etat en Egypte", a-t-il ajouté tout en appelant les officiers de l’armée égyptienne à faire pression sur M. Moubarak pour ouvrir le terminal de Rafah sans quoi ils deviendraient "complices du massacre et du blocus".
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  • Le chef de la diplomatie égyptienne, Ahmed Aboul Gheit, lui a répliqué, sans le nommer, en affirmant que cela ressemblait "malheureusement à une déclaration de guerre".
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  • Les détracteurs de l’Egypte souhaitent, selon ses propos reproduits lundi par l’agence Mena, qu’elle "ouvre ses frontières alors que les mouvements palestiniens continuent (…) à poursuivre la confrontation armée" avec Israël.
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  • "Je ne comprends pas la rupture de la trêve" au delà du 19 décembre, a-t-il ajouté, mettant implicitement en cause le mouvement islamiste palestinien Hamas avec lequel l’Egypte entretient des relations de plus en plus difficiles.
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  • Mais alors que les raids meurtriers d’Israël dans la bande de Gaza se poursuivaient pour la troisième journée consécutive, Le Caire se prépare à accueillir mercredi une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe pour tenter une sortie de crise.
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  • M. Aboul Gheit a réaffirmé lundi à Ankara la nécessité d’instaurer un cessez-le-feu entre Israël et les mouvements palestiniens pour ensuite oeuvrer à une "reconduction de la trêve qui devrait permettre une réouverture des points de passage entre Gaza et Israël".
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  • En dépit de la virulente guerre verbale contre l’Egypte, un influent dirigeant de la bande de Gaza, le chef du Jihad islamique Ramadan Challah, a affirmé dimanche que les mouvements palestiniens à Gaza étaient "prêts à considérer positivement une reconduction de la trêve mais pas aux conditions d’Israël".
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  • "Nous avons deux exigences: un cessez-le-feu et une levée du blocus" imposé à Gaza depuis que ce territoire est tombé sous le contrôle du Hamas en juin 2007, a dit M. Challah sur la chaîne satellitaire arabe Al-Jazira.
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  • Lors de la précédente trêve de six mois, parrainée par Le Caire et qui a expiré le 19 décembre, "Israël n’a pas respecté ses engagements de lever le blocus", a-t-il fait valoir.
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  • Les dirigeants du Hamas, interrogés par les médias arabes, soulignent également qu’ils "n’accepteront pas les conditions israéliennes" pour cette trêve.
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  • Le fond du problème entre le régime de M. Moubarak et le camp "des radicaux" dans le monde arabe qui, affirment des diplomates égyptiens en privé, sont menés par l’Iran, réside dans le refus de l’Egypte d’ouvrir d’une manière permanente le terminal de Rafah, le seul lien avec la bande de Gaza en raison du blocus israélien.
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  • Les responsables du Hamas accuse l’Egypte d’asphyxier Gaza dans le but d’affaiblir leur mouvement et de lui imposer une réconciliation avec le Fatah de M. Abbas qui profiterait à ce dernier.
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  • L’Egypte affirme elle que sa position est basée sur le respect de l’accord fixant les modalités de fonctionnement du terminal de Rafah et signé entre l’Autorité palestinienne, Israël et l’Union européenne en 2005.
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  • Mais il est vrai que l’Egypte ne souhaite pas que le contrôle du Hamas sur la bande de Gaza perdure, d’autant que ses fondateurs sont issus de la confrérie des Frères musulmans, principale force d’opposition en Egypte.
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  • "L’Egypte ne peut supporter un Emirat islamique à sa frontière est", a récemment affirmé Moustafa el-Feki, un influent député du Parti national démocrate de M. Moubrak.
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  • AFP

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