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L'élection présidentielle fixée au 9 avril 2009, Bouteflika sera-t-il candidat?

  •    Le président Bouteflika a signé samedi le décret "portant convocation du corps électoral pour jeudi 9 avril en vue de l’élection du président de la république", a indiqué samedi un communiqué officiel.
  •    Elu en 1999 puis réélu en 2004, Abdelaziz Bouteflika, 72 ans, n’a toujours pas fait connaître sa décision de briguer ou non un troisième mandat. Mais sa candidature est quasiment certaine pour les observateurs politiques et la presse algérienne.
  •    Un comité de campagne électorale, déjà installé, s’est réuni jeudi dans un hôtel de la côte ouest d’Alger sous la présidence de son directeur Abdelmalek Sellal, actuel ministre des Ressources en eau, pour préparer la campagne électorale du président sortant.
  •    Les trois partis de l’Alliance présidentielle qui soutiennent la candidature du président ont déjà tenu plusieurs réunions de préparation de l’élection.
  •    Cette alliance au pouvoir est constituée du Front de libération nationale (FLN, nationaliste) dirigé par l’ancien chef de gouvernement Abdelaziz Belkhadem, du Rassemblement national démocratique (RND, libéral) de l’actuel premier ministre Ahmed Ouyahia et du Mouvement pour la société de la paix (islamiste) de Aboujerra Soltani, ministre sans portefeuille.
  •    Ces partis préparent un grand rassemblement populaire qui doit se tenir dans les prochains jours à Alger pour l’annonce officielle de la candidature du président Bouteflika, ont rapporté samedi plusieurs journaux.
  •    Outre l’alliance présidentielle, des associations de la société civile, le puissant syndicat UGTA (Union générale des travailleurs algériens) et le Forum des chefs d’entreprises (FCE, plus importante organisation patronale du pays) ont déjà apporté leur soutien à la candidature d’Abdelaziz Bouteflika.
  •    La loi électorale prévoit que les déclarations de candidatures "doivent être déposées au plus tard dans les quinze jours qui suivent la publication du décret présidentiel" fixant la date du scrutin.
  •    Quelque dix-huit prétendants ont déjà retiré les formulaires nécessaires pour faire acte de candidature.
  •    A l’exception de Louisa Hanoune du Parti du Travail (PT, trotskiste), qui avait été candidate en 2004, aucun "poids lourd" de l’opposition traditionnelle n’a retiré ces formulaires.
  •    Le chef du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD, opposition) Saïd Sadi, a décidé de ne pas participer au scrutin.
  •    Le Front des forces socialistes (FFS) de Hocine Aït Ahmed n’a officiellement pas fait part de son intention de boycotter le scrutin, mais la presse algérienne et les observateurs tiennent pour acquis que son premier secrétaire Karim Tabbou sera également absent des débats.
  •    L’ancien président Liamine Zéroual (1995-1998), sollicité par une frange de la société politique, a pour sa part refusé toute idée de se porter candidat, et l’ancien chef du gouvernement Rhéda Malek, candidat malheureux en 2004, s’est totalement retiré de la vie politique.
  •    L’opposition islamique n’est pas emballée par cette élection après la défection le 30 janvier d’une de ses principales figures, Abdallah Djaballah, qui fut candidat en 2004.
  • Ennaharonline/ AFP

 

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