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L’émir Mosaâb Abou Daoud et la réconciliation

  • Ben Messaoud (des environs de la ville de Djelfa, âgé de 35 ans) dans son entretien à ‘El Hayat’ « J’ai rejoins le maquis en qualité de ‘Djoundi’ : soldat au sein du groupe islamiste en 1995. J’y suis parti tout convaincu bien sur. Le régime à l’époque nous traité avec violence. Il a tué beaucoup d’entre nous (ceux considérés comme islamistes). J’ai été touché par des scènes d’injustice ; Tu vois quelqu’un subir des injustices puis le lendemain tu le retrouve mort devant toi dans la rue ». C’est la raison pour laquelle j’ai rejoins le maquis. J’y ai passé une courte période – deux ou trois mois – ensuite j’ai été arrêté en février 1996. Après trois mois, j’ai réussi à m’enfuir et j’ai alors rejoins le sahara en 1997.
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  • A cette époque, l’état proposait sa ‘loi sur la clémence’, qu’aucun de nous n’avait étudié suffisamment afin de savoir de quoi il s’agissait. Nous étions tous convaincus de nos idées (la nécessité de mener le combat contre le pouvoir). En fait, nous n’écoutions pas les discours du président à l’époque (Liamine Zeroual). Ensuite, avec la prise de pouvoir par Abdelaziz Bouteflika en 1999, nous nous sommes mis à écouter ses discours sur la réconciliation nationale et ses déclarations aux termes desquelles il avait libéré beaucoup de prisonniers jusqu’à l’année 2006. Et malgré que nombre de personnes soient revenues aux montagnes après leur libération, ce qui lui avait valu des critiques, il a poursuivit sa politique de réconciliation avec fermeté et conviction. Ce qui m’a poussé ainsi que beaucoup d’autres au sein du groupe salafiste à écouter ses discours à la radio et tout le monde s’était mis à parler et discuter de la réconciliation et de la concorde civile ».
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  • Ben messaoud poursuit : « La pression est devenue très grande sur nous, après la campagne menée par les ulémas, essentiellement le contact entrepris par des frères de Katibat ‘El Ghorabae’ avec des théologiens saoudiens. Nous avons reçus des bandes enregistrées et ainsi notre conviction a augmenté (d’anciens dirigeant des groupes armés ont quitté le maquis), d’autres étaient convaincu mais le tenaient en secret. Il y avait aussi des émirs qui voulaient transmettre l’idée aux ‘djounoud’ après qu’ils aient été eux mêmes convaincus de leurs erreurs.
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  • A cette époque, j’activais au Mali au sein du groupe de Mokhtar Belmokhtar. J’ai écouté le point de vu du frère Hassan Hattab concernant la politique de réconciliation et je l’ai accepté. Je l’avais accepté sur la base qu’elle contribue au bien de la société. Mais un des frères a provoqué une confusion lorsque l’idée de descendre du maquis a été exposée. Par la suite, il s’est a décidé de quitter le maquis lui-même en se rendant aux services de sécurité.
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  • Ben Messaoud précise que « Parmi les frères qui avaient la conviction de cesser le combat en Algérie, il y avait le frère Aboul Abbas. Il m’avait fait part de cela lorsque nous étions ensembles. Il m’avait dit qu’on devait cesser et couper toute relation avec ce qui se passe en Algérie ». Nous étions au désert du Mali et lui (Aboul Abbas) avait réellement cesser ses activité en Algérie. J’ai alors décidé de faire la même chose mais dans mon pays. Je suis rentré au pays, précisément à Boukehil, où j’ai transmis cette idée à quelques frères en qui j’avais confiance tels que le frère Abou Obeida qui s’est rendu deux mois après moi en 2007 tout convaincu de la même idée ».
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  • Ennahar
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