Economie

Les agriculteurs évoquent les problèmes de commercialisation

Lors d’une réunion qui a regroupé le ministre du Commerce, Bakhti Belaïb et l’Union nationale des paysans algériens (Unpa), les contraintes rencontrées par les agriculteurs en matière de commercialisation et de financement de leurs produits ont été examinées, lundi à Alger.

  Le secrétaire général de l’Unpa, Mohamed Alioui, et d’autres représentants de cette organisation, ont ainsi proposé au gouvernement une prise en charge de ces contraintes à commencer par celles liées aux prix et aux subventions.

  Le plafonnement des prix des produits agricoles de large consommation a été proposé dans l’objectif de freiner la spéculation pratiquée par les mandataires et les intermédiaires, poussant les prix à la hausse et nuisant au pouvoir d’achat du consommateur.

   L’adoption d’un double régime fiscal favorisant la production agricole et dissuadant l’importation des produits agricoles cultivés localement a également été préconisée.

  « L’agriculteur passe de longs mois à produire pour, qu’en fin de compte, il se trouve brisé par des produits importés et financés, en plus, par nos banques », a déploré un agriculteur.

   Par ailleurs, l’Unpa a suggéré une augmentation du prix du sachet de lait, fixé actuellement à 25 DA, pour permettre aux producteurs de faire face aux coûts de production lesquels ont connu des hausses importantes ces dernières années.

  Les autres membres de l’Unpa ont déploré la stagnation du prix du sachet de lait depuis 20 ans, alors que le prix du même produit a augmenté, selon eux, de 6 fois en Europe et de 5 fois dans les pays voisins durant la même période.

  Selon un fabricant de lait présent à cette réunion, le coût de production dépasse parfois 60-70 DA/litre, un coût auquel s’ajoute celui de l’aliment du bétail.

  D’autre part, les agriculteurs ont souhaité l’autorisation de l’importation de la viande fraîche auprès de certains pays d’Afrique comme le Soudan.

   L’Algérie importe actuellement des viandes congelées de pays d’Amérique latine et de l’Inde notamment.

  A ce propos, M. Belaïb a assuré qu’il présenterait prochainement au gouvernement un projet portant révision des conditions d’importation des viandes en Algérie.

  Evoquant les licences d’importation, le ministre n’a pas écarté l’intégration de certains produits agricoles, en cas de besoin, dans les produits concernés par ces licences.

 

 

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