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Les arabes dénoncent le discours de Netanyahu

  •    Des Palestiniens et des trois pays voisins de l’Etat hébreu (Egypte, Liban, Jordanie), seul Amman n’avait pas manifesté sa réprobation à la mi-journée.
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  •    "L’appel à reconnaître Israël en tant qu’Etat juif complique davantage les choses et ruine les possibilités de paix", a affirmé, lors d’une cérémonie militaire, Hosni Moubarak, cité par l’agence officielle Mena.
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  •    "Personne ne soutiendra cet appel, ni en Egypte ni ailleurs", a-t-il ajouté.
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  •    L’Egypte est le seul pays arabe de la région, avec la Jordanie, à avoir signé un traité de paix avec Israël.
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  •    Selon la Mena, le président égyptien a souligné avoir eu l’occasion de dire au président américain Barack Obama que "la solution de toutes les crises (…) dans le monde arabe passait par Jérusalem".
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  •    "J’ai dit au Premier ministre Benjamin Netanyahu que les négociations sur le statut définitif des territoires palestiniens devaient reprendre là où elles ont été laissées, immédiatement", a-t-il poursuivi.
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  •    Soumis à de fortes pressions internationales, notamment de Washington, M. Netanyahu a accepté dimanche dans son discours le principe d’un Etat palestinien, tout en posant une série de conditions draconiennes.
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  •    Il a notamment exigé la démilitarisation de cet Etat et la reconnaissance par la direction palestinienne d’Israël comme Etat du peuple juif.
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  •    Il a aussi exclu un gel de la colonisation juive, un retour des réfugiés palestiniens poussés à l’exode lors de la création d’Israël en 1948, ou un retrait de la partie arabe occupée de Jérusalem.
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  •    Les Palestiniens et la presse syrienne ont également dénoncé le discours.
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  •    "Il devient clair que nous sommes en présence d’un gouvernement israélien qui refuse en réalité une solution à deux Etats, l’arrêt de la colonisation et la reprise des négociations du point où elles s’étaient arrêtées" fin 2008, a affirmé à l’AFP le négociateur palestinien Saëb Erakat.
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  •    Selon lui, la direction palestinienne est entrée en contact "dès dimanche soir" avec l’administration américaine et des pays européens et arabes "pour expliquer que (Benjamin) Netanyahu n’a fait qu’émettre cinq – non-".
  •    "Il a dit +non+ à une solution à deux Etats, +non+ au gel de la colonisation, +non+ à la vision du président Barack Obama pour un nouveau Proche-Orient, +non+ à la reprise des négociations au point où elles s’étaient arrêtées et +non+ à l’initiative de paix arabe" proposant une normalisation avec Israël en échange de son retrait des territoires occupés, a-t-il estimé.
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  •    Dimanche soir, le Hamas islamiste, au pouvoir à Ghaza, avait dénoncé une "idéologie raciste et extrémiste".
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  •    A Damas, le quotidien à grand tirage El-Watan a jugé lundi que M. Netanyahu avait "torpillé tous les efforts de paix".
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  •    Le Premier ministre "a confirmé qu’il rejetait l’initiative arabe pour la paix ainsi que toutes les initiatives et les résolutions du Conseil de sécurité relatives à la paix" régionale, a écrit le quotidien du parti au pouvoir El-Baas.
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  •    Dans un communiqué, le président libanais Michel Sleimane a lui appelé la communauté internationale à "faire pression" sur Israël pour qu’il accepte les précédentes initiatives de paix.
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  •    Au sein de cette communauté internationale, le président américain a salué le discours de M. Netanyahu comme un "important pas en avant", alors que les Européens ont évoqué "un petit pas", qui doit en appeler d’autres.
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  • Ennaharonline/ AFP

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