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Les chancelleries occidentales s'inquiètent de l'instabilité en Libye

Londres et Washington ont décidé  d’évacuer une partie du personnel de leurs ambassades à Tripoli, où d’autres  chancelleries occidentales ont réduit leurs effectifs en raison de risques  sécuritaires aggravés par l’une des pires crises politiques dans le pays depuis  la chute de Mouammar Kadhafi.    Deux attentats à l’explosif ayant visé vendredi deux commissariats à  Benghazi (est) ont encore témoigné de l’insécurité croissante en Libye où les  autorités, qui peinent à mettre sur pied des forces de sécurité efficaces, sont  engagées dans un bras de fer avec des milices armées.    "Compte tenu des implications sécuritaires liées à l’incertitude politique  actuelle, l’ambassade britannique évacue temporairement une petite partie de  son personnel, essentiellement ceux travaillant en soutien aux ministères  affectés par les récents développements", a déclaré à l’AFP le porte-parole du  ministère britannique des Affaires étrangères.    Les autorités américaines ont pris une mesure similaire mercredi, affirmant  que la sécurité dans la capitale s’était détériorée à la suite du siège imposé  à deux ministères par des groupes armés.    Le département d’Etat a confirmé vendredi le "départ de Libye d’une poignée  d’employés" tout en assurant que "l’ambassade est ouverte et fonctionne".    Selon une source diplomatique occidentale à Tripoli, l’ambassade de  Grande-Bretagne avait déjà réduit ses effectifs après l’attentat à la voiture  piégée du 23 avril contre l’ambassade de France à Tripoli qui avait blessé deux  Français.    L’ambassadeur britannique en Libye Michael Aron a toutefois précisé que  l’ambassade resterait ouverte y compris pour les services consulaire et de visa.     

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