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Les égyptiens aux urnes lundi et mardi, Sissi donné vainqueur

Alors que le maréchal à la retraite incarne pour une majorité d’Egyptiens l’homme à poigne qui ramènera la stabilité après les trois années de "chaos" et de crise économique qui ont suivi la révolte de 2011, le groupe jihadiste Ansar Beït al-Maqdess, le mouvement extrémiste le plus actif du pays, a démenti dimanche la mort d’un de ses chefs, dont des responsables militaires avaient annoncé le décès deux jours plus tôt.

Ansar Beït al-Maqdess, qui a revendiqué les attentats les plus spectaculaires et les plus meurtriers depuis l’éviction de M. Morsi en juillet, a publié un démenti illustré par une photo montrant Shadi el Menei lisant un  article de presse relatant sa mort. 

Il est impossible à ce stade de savoir si cette image est authentique, mais ce texte du groupe déclaré "organisation terroriste" par l’Egypte et les Etats-Unis est une nouvelle provocation à l’encontre des autorités dirigées de facto par M. Sissi, qui a fait de la "guerre contre le terrorisme" son principal cheval de bataille.

Depuis que M. Morsi a été destitué et arrêté le 3 juillet, policiers et soldats ont tué plus de 1.400 personnes –en majorité des manifestants pro-Morsi– et arrêté quelque 15.000 autres, une campagne implacable qui trouve un écho plus que favorable dans l’opinion publique chauffée à blanc par des médias unanimes qui dénoncent inlassablement les islamistes.

La sécurité et la stabilité du plus peuplé des pays arabes, déserté par les touristes, à court de devises et dont l’inflation et le chômage grimpent, est d’ailleurs le principal souci des électeurs, qui, selon les experts, voteront massivement pour le candidat de l’armée plutôt que pour son rival, Hamdeen Sabbahi, vieille figure de la gauche égyptienne réticent à miser sur le tout-sécuritaire.

   

 

 

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