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Les Français élisent leur Assemblée, Hollande vise la majorité absolue


     Les Français votaient dimanche au second  tour des législatives qui devrait apporter au Parti socialiste du président  François Hollande la majorité nécessaire pour appliquer son programme et aussi  sceller le retour de l’extrême droite à l’Assemblée.    Le scrutin s’est ouvert à 08H00 (06H00 GMT) et clôturera à 20H00 (18H00  GMT) dans les grandes villes. Les électeurs doivent élire 541 députés, 36 ayant  été élus dès le premier tour le 10 juin, marqué par un taux d’abstention record  (42,7%). A 17H00 (15H00 GMT), le taux de participation était de 46,16%, en  baisse de deux points.    Près d’un mois et demi après avoir battu Nicolas Sarkozy et ramené la  gauche à l’Elysée après 17 ans d’absence, François Hollande devrait bénéficier  d’une majorité forte.    Il semble même en passe de réussir son pari d’obtenir la majorité absolue  ui lui donnerait les mains libres sans avoir à composer avec le Front de  gauche (gauche radicale) aux positions éloignées sur l’Europe et l’économie.  C’est tout l’enjeu du scrutin.    La plupart des sondages créditent le PS et deux petits partis alliés de  plus de 289 sièges sur les 577 que compte l’Assemblée nationale. Au pire  rançois Hollande devra s’appuyer sur les Verts, avec qui il est lié par un  accord de gouvernement.    Au premier tour les socialistes et divers gauche avaient obtenu 34,4% des  voix, les écologistes 5,4%, la gauche radicale 6,9%.    "L’enjeu c’est de donner une majorité claire, cohérente et forte pour  mettre en oeuvre le projet présidentiel", a déclaré le Premier ministre  Jean-Marc Ayrault après avoir voté. "On aura des choix à faire qui seront  parfois difficiles (…) donc il faut être forts".    Avec les socialistes déjà au pouvoir au Sénat, dans la plupart des régions  et des grandes villes, une majorité absolue à l’Assemblée permettrait au chef  de l’Etat de mettre en oeuvre confortablement ses promesses de campagne, de la  réforme fiscale au redressement industriel.    Et aussi de prendre les mesures impopulaires qui risquent de s’imposer pour  
respecter l’engagement de la France de ramener son déficit public au-dessous de  3% du PIB en 2013.    A droite, le dirigeant de l’UMP, Jean-François Copé, n’a cessé d’exhorter  les électeurs à ne pas mettre "tous leurs oeufs dans un même panier socialiste par le coût à payer serait tragique pour le pays".    Depuis des mois le parti conservateur agite le spectre d’une faillite de  l’Etat comme en Grèce où les électeurs votent aussi dimanche pour décider de  eur avenir dans l’euro.    Engagée dans une guerre de succession après la défaite de Nicolas Sarkozy,  la droite parlementaire a bien résisté au premier tour (34,1%) et devrait  dimanche s’en tirer avec un score honorable selon les sondages.    Mais après une campagne présidentielle très à droite, la stratégie de l’UMP  e ne pas faire barrage aux candidats de l’extrême droite là où ils ont des  chances d’être élus a permis au Front national de se placer au centre du jeu  politique.    Fort de son score historique à la présidentielle (17,9%) et de ses 13,6% au  premier tour des législatives, le FN pourrait entrer, avec trois ou quatre  lus, à l’Assemblée nationale.    Sa dirigeante Marine Le Pen pourrait l’emporter à Hénin-Beaumont (nord),  ainsi que sa nièce, Marion Maréchal-Le Pen, et Gilbert Collard, un avocat  allié à l’extrême droite.    Au-delà du duel gauche/droite, une circonscription attirera l’attention:  celle de La Rochelle (ouest) où Ségolène Royal, ex-candidate socialiste à la  présidentielle de 2007 et ex-compagne de François Hollande, a de fortes chances  ‘être éliminée par un dissident du PS. "C’est une journée un peu tendue",  a-t-elle reconnu dimanche.    Le destin politique en berne de la mère des quatre enfants du président a  pris un tour sentimental entre les deux tours quand l’actuelle compagne du chef  de l’Etat, Valérie Trierweiler, a apporté sur Twitter son soutien à  ‘adversaire de Ségolène Royal. L’affaire a provoqué la stupeur et constitué le  premier couac dans la présidence que François Hollande veut "normale".    A peine élue, l’Assemblée sera convoquée en session extraordinaire dès  début juillet pour lancer les premières réformes.    Mais d’ici là, François Hollande devra livrer sa nouvelle bataille sur la  crise de la dette, dès lundi au G20 au Mexique puis fin juin à Bruxelles, pour  convaincre la chancelière allemande Angela Merkel, avec qui les relations sont  endues, de la nécessité de lâcher du lest sur la rigueur budgétaire.

 

Algerie – ennaharonline

 

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