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Les Français manifestent en famille contre la réforme des retraites

  •    Selon le leader de la CFDT (premier syndicat en nombre d’adhérents), François Chérèque, pour les cortèges de la matinée, "on est à peu près dans les mêmes chiffres que lors des deux dernières" journées des 7 et 23 septembre. "On nous prédit à chaque fois un échec mais l’échec ne vient pas", a-t-il estimé.
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  •    Selon le ministère de l’Intérieur, la participation était au contraire en baisse avec "près de 380.000" personnes en matinée contre 410.000 le 23 septembre.
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  •    Dans le midi et le sud-est de la France, le niveau de mobilisation était proche des précédents, selon la police et les organisateurs. Mais dans certaines villes de l’Ouest, comme à Rennes, il était en net recul, peut-être dû aux pluies battantes.
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  •    La manifestation parisienne a démarré en début d’après-midi avec un cortège estimé à 63.000 personnes par la police contre 65.000 le 23 septembre.
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  •    Conformément aux souhaits des syndicats, le public comprenait davantage de familles, d’étudiants et de salariés du privé qui ne pouvaient pas ou ne souhaitaient pas faire grève lors des précédentes journées, a constaté l’AFP.
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  •    "Les autres fois, on était au boulot", explique Stéphanie Ouvry, salariée dans le marketing, venue avec son fils Tom, 4 ans, et son compagnon Aurélien Vairet, entrepreneur, qui "culpabilisait de ne pas avoir participé aux précédentes manifestations".
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  •    Pour Christine, 36 ans, fonctionnaire de justice, venue avec son mari et deux jeunes enfants, "le samedi c’est mieux car au moins, on ne perd pas d’argent".
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  •    La dernière journée d’actions avait donné eu lieu à une bataille de chiffres, les syndicats estimant la mobilisation entre 2,9 et 3 millions de personnes contre un million selon le gouvernement.
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  •    Selon un sondage CSA publié dans le quotidien communiste L’Humanité, plus de sept Français sur dix soutiennent la mobilisation de samedi.
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  •    Déjà voté par les députés, le projet de loi prévoit le recul progressif de 60 à 62 ans de l’âge minimum de départ à la retraite et de 65 à 67 ans pour la retraite à taux plein. Il doit être examiné par les sénateurs à partir du 5 octobre.
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  •     Le secrétaire d’Etat à la Fonction publique, Georges Tron, a laissé entrevoir samedi matin quelques "améliorations" du texte, notamment pour les femmes.
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  •    En revanche, il a répété qu’il était hors de question de revoir en profondeur le texte, expliquant : "on ne peut pas sauver le système de retraites si on n’en passe pas par cette réforme".
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  •    Jeudi, Nicolas Sarkozy avait enfoncé le clou en déclarant que les Français n’auraient "pas de soucis à se faire" pour leurs retraites une fois la réforme passée. "Un mensonge absolu", lui a répondu le socialiste Laurent Fabius. 
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  •    Pour le chef de l’Etat, au plus bas dans les sondages (26% des Français lui font confiance selon le baromètre mensuel du Figaro Magazine), la réussite de cette réforme, qu’il entend placer au coeur du bilan de son quinquennat, est essentielle à 18 mois de l’élection présidentielle.
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  •    Les syndicats n’entendent pas en rester là: une nouvelle journée d’action est prévue le 12 octobre pendant le débat au Sénat. Mais ils sont divisés sur l’idée de lancer des grèves reconductibles si le gouvernement ne recule pas, les deux plus gros syndicats, CFDT et CGT, y étant pour l’instant hostiles.
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  •     "Si le gouvernement confirme son intransigeance, il ne faudra pas s’étonner si la mobilisation prend d’autres formes", a cependant prévenu le numéro un de la CGT, Bernard Thibault.
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  • Ennaharonline
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