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Les groupes armés du Nord du Mali "source d'inquiétude" pour l'Algérie

 

Les activités des groupe armés qui  contrôlent le Nord du Mali sont une "source d’inquiétude" pour l’Algérie qui  déplore la séparation entre le nord et le sud de ce pays, a indiqué samedi à  Alger le ministre algérien de l’intérieur Daho Ould Kablia.    "L’activité des éléments terroristes et les groupes du crime organisé dans  le Nord est source d’inquiétude tant que ce dernier ne tente pas d’y faire  face", a déclaré le ministre précisant que l’Algérie "déplorait la séparation  entre le nord et le sud du Mali".    Le mouvement national de la libération de l’Azawad (MNLA, rébellion  touareg) avait proclamé le 6 avril l’indépendance de l’Azawad (nord du Mali).    Le MNLA est un des groupes armés, avec les mouvements islamistes Ansar Dine  et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d’autres bandes criminelles, ayant  pris le contrôle des trois régions administratives de Kidal, Gao et Tombouctou,  s’étendant du nord-est au nord-ouest du Mali..    M. Ould Kablia, cité par l’agence de presse APS, a ajouté que les  négociations pour la libération des septs diplomates enlevés à Gao (nord du  Mali) début avril imposaient la "discrétion". La question relève des  "prérogatives du ministre des Affaires étrangères et des responsables  militaires sur les frontières", a-t-il dit.    Un groupe dissident d’Aqmi, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en  Afrique de l’Ouest (Mujao) a revendiqué l’enlèvement du consul d’Algérie à Goa  et de six membres de sa mission.    Au sujet de la sécurité des frontières avec la Libye, le ministre a indiqué  que "la situation était maîtrisée et qu’il n’y avait pas d’infiltration de  groupes terroristes de Libye vers l’Algérie ni de l’Algérie vers le territoire  libyen".    Avec les longs mois de conflit libyen, la porosité des 1.000 km de  frontière commune en plein Sahel a conduit à un important trafic d’armes.    "La situation en Libye s’améliore et les choses se stabilisent. L’Algérie  va prêter main forte aux Libyens qui en ont besoin pour édifier les  institutions en vue de l’établissement d’un Etat légitime", a précisé M. Ould  Kablia.    Début mars, le ministre algérien avait déclaré, à l’issue d’une visite à  Tripoli, que l’Algérie aller aider la Libye à "constituer une armée et une  police"

 

 

 

  Algerie – ennaharonline

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