En direct

Les guerres entre les groupes affaiblissent l’activité terroriste

  • Des repentis dans la wilaya de Aïn Temouchent racontent à Ennahar les déchirements que connaissent terroristes et les luttes entre les différents groupes contrairement à ce que pensent certains.
  •  
  • De Saryate ‘El Ahouel’ au élections présidentielles du neuf avril
  •  
  • « Je travaillais dans le secteur de la police à Alger, ensuite Blida et Aïn Temouchent. J’ai été renvoyé en 1993 et me suis retrouvé au chômage. L’idée du jihad m’est alors venue ». Ceci est le témoignage d’un repent âgé de 45 ans qu’Ennahar a rencontré dans la commune de Oued Berkeche dans la wilaya de Aïn Temouchent. Il nous a raconté en détail son parcours au sein des groupes terroristes à la fin de l’année 1994.
  • « C’était juste après mon licenciement. J’avais rejoins ‘Saryate El Ahouel’ à Tamezougha, Oued Berkeche et Aïn Larebaâ sous le commandement de Ben Chikha. J’y suis resté six mois et j’ai découvert que l’activité terroriste n’était qu’un grand complot »
  • Ce repenti raconte qu’il avait découvert beaucoup de choses, utilisant son expérience d’ancien flic, après ses enquêtes sur les crimes qui ont été commis à cette époque. Et après les conflits qu’a connue Saryate El Ahouel, cette dernière quitte le Groupe Islamique Armé (GIA) pour rejoindre le groupe ‘les défenseurs de la prédication salafistes’. « J’étais contre le GIA pendant cette période et j’ai été menacé de mort par les groupes terroristes chargés des liquidations ». Et d’ajouter « le 27 décembre 1996, je me suis enfuis après que le groupe islamique armé m’ait tendu une embuscade pour me liquider. 35 terroristes ont été tués dans cette embuscade, en plus de l’émir de Saryate El Ahouel, Abdelkader Ben Chikha ».
  •  
  • Le repenti raconte qu’il avait été traqué pendant quatre mois avant qu’un de ses amis, un policier, ait réussi à le convaincre de se rendre.
  • « J’avais pris part à 61 accrochages avec Saryate El Ahouel, dont un qui a duré 18 jours dans la wilaya de Tlemcen. Il y avait 20 personnes originaires de Oued Berkeche qui activaient dans les régions ouest d’Alger ».
  •  
  • « J’ai bénéficié des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale et aujourd’hui, je suis marié et près à aller voter ».
  •  
  • « Aujourd’hui, je rencontre mon voisin qui est gendarme que j’ai affronté lorsque j’étais membre des groupes amés. Nous discutons de ses sujets grâce à la réconciliation nationale ».
  •  
  • J’ai rejoins ‘Katibat El Ansar’ à cause des pressions de Saryate El Ahouel
  •  
  • « Lorsque j’avais rejoins le maquis en 1993 (pour des raisons sociales qu’il a refusé de dévoiler), j’avais rejoins les rangs de l’Armée Islamique du Salut ». ce repenti originaire de Sig dans la wilaya de Mascara raconte qu’il avait passé trois années dans les rangs des groupes armés. « Au début, j’étais avec l’AIS, puis j’ai rejoins Katibat El Ansar ». « A cette époque, Saryate El Ahouel avait forcé les terroristes de l’AIS à rejoindre ses rangs. Ceux qui refusaient été catégoriquement éliminés ». Après la lutte qui avait eue lieu entre les deux groupes, notre interlocuteur a rejoint Katibat El Ansar. « L’idée de quitter l’activité armée m’est venue car je voulais la paix et le retour à la vie naturelle. Je me suis alors rendu aux services de sécurité en 1996, et j’ai bénéficié des dispositions de la charte pour la paix et la réconciliation nationale.
  •  
  • A Aïn Temouchent, nous avons aussi rencontré deux enseignants qui avaient rejoint les groupes terroristes sans raisons. L’un d’entre eux nous raconte « J’ai rejoins les groupes armés sans y être obligé mais plutôt à cause de la dégradation de la situation sécuritaire à cette période dans la région de Aïn Larebaâ. Cette situation m’a poussé à prendre le maquis. J’ai laissé derrière moi une famille et je suis parti car j’avais peur d’être un jour obligé d’y aller par force. J’ai alors senti que j’étais en train de risquer ma vie en laissant ma famille. J’y suis resté six mois avec les terroristes et je n’ai pas pu m’adapter avec eux. Je me suis rendu et j’ai été jugé en 1996 et j’ai écopé de dix années de prison. Après cinq ans, j’ai bénéficié de la liberté dans le cadre des lois pour la concorde civile. J’ai rejoins ma famille et l’Etat me verse une indemnité dans le cadre de la réconciliation civile.
  •  
  • Ennahar/ Aïn Temouchent – Mina Merkoum

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!