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Les islamistes prévoient de boycotter les prochaines élections en Jordanie

Les islamistes ont indiqué mardi qu’ils  prévoyaient de boycotter les élections anticipées attendues cette année en  Jordanie, au lendemain de l’adoption par le Parlement d’une nouvelle loi  électorale qu’ils considèrent comme "arriérée".    "Nous sommes en contact avec des partis politiques centristes et d’autres  groupes pour former un +gouvernement fantôme+ et un +Parlement fantôme+, ce qui  signifie un boycott ferme des élections générales", a déclaré à l’AFP Zaki Bani  Rsheid, le numéro deux des Frères musulmans jordaniens.    "Nous nous attendons à ce que beaucoup boycottent le scrutin. Ceux qui  parient sur une participation du mouvement islamiste se trompent", a-t-il  jouté.    La nouvelle loi, qui entrera en vigueur après son approbation par le roi  Abdallah II, augmente le nombre de sièges au Parlement de 120 à 140, avec un  quota pour les femmes passant de 12 à 15 sièges.    Selon le nouveau texte, les votants devront choisir deux bulletins: un pour  des candidats individuels dans leur gouvernorat et un pour les partis  politiques ou les coalitions dans la nation entière.    Mais seulement 17 sièges peuvent être disputés par des candidats  représentant des partis politiques ou des coalitions, le reste étant attribué à  des candidats non affiliés.    "C’est une loi arriérée et provocatrice qui ne va pas aboutir à une chambre  basse représentative. Elle n’honore pas ceux qui manifestent pour des réformes  depuis l’année dernière. Elle va tuer la vie politique", a affirmé M. Bani  Rsheid.    Les Frères avaient déjà boycotté les dernières élections anticipées  organisées en 2010 pour protester contre le système uninominal à un tour,  estimant qu’il surreprésentait les zones rurales considérées comme loyales au  gouvernement au détriment des zones urbaines vues comme des bastions islamistes.    Le roi pousse à organiser des élections avant la fin 2012, alors que la  Jordanie a été touchée par des manifestations, petites mais régulières, dans la  foulée du Printemps arabe, en faveur de réformes politiques et économiques.    "Avec cette loi, les élections vont aboutir à une crise, pas à une  solution", a averti M. Bani Rsheid.
  
 
 Algerie – ennaharonline

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