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Les otages autrichien et finlandais libérés sont à Vienne

 Les deux otages finlandais et l’otage  autrichien libérés dans la nuit de mercredi à jeudi après avoir été enlevés au  Yémen le 21 décembre 2012 sont hospitalisés à Vienne, a annoncé jeudi soir le  ministère autrichien des Affaires étrangères.    Dans un communiqué, le secrétaire général du ministère, Johannes Kyrle, a  précisé que la libération des otages avait été obtenue grâce "à l’habile  médiation de l’Etat d’Oman".    Au cours d’une brève conférence de presse, il a précisé que les trois  otages étaient soignés à l’Hôpital militaire de Vienne-Stammersdorf.    Le président finlandais Sauli Niinistö s’est aussitôt dit "satisfait et  soulagé de la libération" de ses deux compatriotes.     Cette libération est "le résultat d’une étroite coopération entre la  Finlande et l’Autriche", a souligné de son côté, dans un communiqué, le  ministère finlandais des Affaires étrangères qui a "remercié l’Autriche, Oman,  le Yemen et tous les autres contacts internationaux pour avoir contribué à une  solution".    "Les Finlandais libérés se trouvent à présent en Autriche. Etant donné les  circonstances, ils sont en bonne santé", a indiqué le ministère finlandais.    "Cependant, la longue privation de liberté est une expérience traumatisante  à la fois pour ceux qui ont été enlevés et pour leurs proches", a déclaré le  ministère.    "Leurs familles espèrent que la presse continuera à respecter leur intimité  comme elle l’a fait pendant leur période de captivité et permettra à ceux qui  sont maintenant libres de se rétablir en paix", a ajouté le ministère  finlandais des Affaires étrangères.    Auparavant, deux quotidiens viennois à paraître vendredi, Kurier et Kronen  Zeitung, avaient annoncé la nouvelle.    Selon le journal Kronen Zeitung, une rançon d’un million d’euros aurait été  versée pour la libération du jeune Autrichien, Dominik Neubauer, âgé de 26 ans.   Le jeune Autrichien et le jeune Finlandais étudiaient l’arabe à Sanaa,  tandis que la Finlandaise y était en vacances. Selon l’agence de presse  finlandaise, le jeune Finlandais serait un officier qui menait une étude sur  "la radicalisation politique au Moyen-Orient". La Finlandaise serait son  épouse, cadre dans une entreprise pétrolière et qui rendait visite à son mari.    Tous trois avaient été enlevés le 21 décembre par des hommes armés et  masqués dans un magasin d’électronique dans la capitale yéménite. Ils avaient  ensuite été constamment transférés par leurs ravisseurs d’une province à une  autre, avant d’être déplacés ces derniers jours à Hawf, un village tribal  frontalier d’Oman, a indiqué à l’AFP un haut responsable yéménite à Sanaa.    "Les habitants de Hawf, vivant des deux côtés de la frontière, ont alors  arrêté les ravisseurs et libéré les trois otages qu’ils ont remis aux autorités  omanaises", a expliqué le responsable yéménite.    "Leurs ravisseurs étaient des membres d’Al-Qaïda, qui réclamaient une  rançon et la libération de nombre des leurs", détenus dans des prisons  yéménites, a-t-il affirmé.    "Activement recherchés par les autorités yéménites en coopération avec des  services de renseignement internationaux, les ravisseurs, ressentant une forte  pression, ont choisi de conduire leurs otages à Hawf où ils pensaient être à  l’abri", a encore indiqué le responsable yéménite.    Selon une source au sein des services de sécurité, "le Qatar avait proposé  en vain de payer, par des intermédiaires, une rançon, dont le montant n’a pas  été accepté par les ravisseurs, en échange de la libération des trois otages".  "Les ravisseurs réclamaient 50 millions de dollars", a affirmé à l’AFP une  source tribale.    Le président yéménite Abd Rabbo Mansour Hadi a indiqué jeudi soir que les  autorités de son pays avaient agi "avec prudence pour obtenir la libération des  otages et assurer leur retour en sécurité dans leurs pays".    Le Yémen est le théâtre de fréquents enlèvements d’étrangers, souvent  revendiqués par des tribus, fortement armées dans ce pays, qui utilisent ce  moyen de pression pour faire aboutir des revendications auprès des autorités.    Mais Al-Qaïda est également tenu responsable de rapts au Yémen, dont celui  d’un diplomate saoudien, Abdallah al-Khalidi, toujours aux mains du réseau  extrémiste depuis son enlèvement le 28 mars 2012 à Aden (sud).    Des centaines de personnes ont été enlevées au Yémen ces quinze dernières  années. Elles ont en grande majorité été libérées saines et sauves, la plupart  du temps en échange de rançons plus ou moins importantes

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