Economie

Les prix du pétrole resteront bas à court terme

Les prix du pétrole resteront bas, au moins à court terme, impactés par des perspectives économiques difficiles, notamment dans les pays émergents, prévoit la compagnie pétrolière britannique British Petroleum (BP) dans son rapport annuel 2016, publié samedi.

  En outre, BP estime que l’année 2016 sera difficile pour les pays en développement, mais aussi une année de changement intense pour l’industrie pétrolière qui va s’adapter à cette nouvelle réalité.

  La chute des prix du pétrole est le résultat essentiellement d’une offre excédentaire, poursuit-elle.

  A court terme, il est attendu que la baisse de la croissance dans les pays en  développement se poursuive avec “une reprise lente” dans les pays développés.

  Le PIB mondial devrait connaître une croissance de 2,8% en 2016, mais avec des “risques significatifs” à la baisse pour les économies émergentes, en particulier les exportateurs de produits de base.

  Mais à long terme, soit dans une période d’environ 20 ans, la croissance de l’économie mondiale est susceptible de plus que doubler grâce, en grande partie, à la hausse des revenus dans les économies des pays émergents et à la croissance prévue de la population mondiale de 1,5 milliard, selon BP.

  Sur cette base, elle prévoit que la demande mondiale en énergie va augmenter d’environ 34% entre 2014 et 2035.

  BP prévoit aussi que les coûts de certains combustibles fossiles, actuellement moins chers que les énergies renouvelables, peuvent augmenter à l’avenir, en raison de la difficulté du leur processus de production, et des politiques de lutte contre la pollution.

  Plus de la moitié des réserves connues de pétrole et de gaz nature sont situés dans huit pays seulement, indique le rapport qui ajoute qu’au cours des prochaines décennies, le pétrole et le gaz naturel sont susceptibles de “continuer à jouer un rôle important” dans la satisfaction de la demande en énergie.

  Ils représentent actuellement environ 56% du total de la consommation d’énergie, et BP pense que cette situation ne va pas vraiment changer, puisque le pétrole et le gaz naturel vont satisfaire environ 54% de la consommation énergétique en 2035.

  Par ailleurs, le rapport prévoit que le gaz de schiste aura un impact positif sur la demande du gaz naturel et qu’il contribuera à doubler la croissance de la demande sur le gaz naturel au niveau mondial entre 2014 et 2035.

  Il est également souligné que de nombreuses énergies renouvelables restent chères, mais qu’en raison du développement technologique, leur coût pourrait être revu à la baisse.

  Les énergies renouvelables, à l’exception de l’hydroélectricité, représentent actuellement environ 3% de la consommation mondiale d’énergie avant d’augmenter à 9% en 2035.

Aps 

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