Economie

Les ressources halieutiques menacées par les pratiques illicites (Hocine Bellout)

Si les prix du poisson ont accusé une baisse, particulièrement durant les mois de juillet et d’août, c’est en raison de la surexploitation permanente et à outrance des ressources halieutiques nationale, explique le président du Comité national des marins pêcheurs et des poissonniers, Hocine Bellout.

Dans un entretien à l’APS, ce responsable relève que si le prix de la sardine a chuté par rapport à ceux appliqués au printemps dernier (entre 700 à 800 dinars le kg), contre les 200 dinars en moyenne actuellement, c’est en raison du non-respect des normes et lois, « et d’un déficit de contrôle de la part des services concernés ».

Selon lui, si les prix des poissons ont baissé, c’est aussi en raison de leur petite taille, les pêcheurs se rabattant sur des spécimens juvéniles, par suite de l’amoindrissement des bancs, résultat d’une pêche intensive et de la pollution.

Il signale que le non-respect des tailles marchandes du poisson pêché représente une menace directe sur différentes espèces empêchées d’atteindre leur maturité et entravant ainsi leur cycle de reproduction.

Alors, ajoute-t-il, que la taille minimale fixée pour la sardine est de 11 cm, il est devenu habituel d’en trouver sur les marchés des quantités dont la longueur ne dépasse pas les 4 cm, une situation qui en a fait une espèce « en voie d’extinction ».

L’exemple de la sardine n’est pas le seul à être cité. M. Bellout fait état d’autres catégories de poissons, atteignant 5 ou 6 cm proposés en quantités sur les étals des mareyeurs.

Les pêcheurs, dit-il, ne font pas cas des périodes de repos biologique, certains parmi eux s’adonnant couramment à la pêche à la dynamite, utilisant des filets interdits ou ne respectant pas les taches marchandes de leurs prises.

 

 

 

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