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Les Tripolitains votent dans une ambiance de fête

      "Je remercie Dieu qui m’a permis de voir  ce jour", lâche Hussein Aziz, 80 ans, submergé par l’émotion à sa sortie d’un  bureau de vote au centre de la capitale, en essuyant ses armes tandis que  résonnent les "Allah Akbar" (Dieu est grand) et les youyous des femmes.    "Je me sens un citoyen libre", affirme Hussein, qui se déplace en chaise  roulante en montrant son doigt maculé d’encre bleue, preuve qu’il a participé  aux premières élections nationales dans le pays depuis plus de quarante ans.    Les Tripolitains votent dans un concert de klaxons, tandis que des  haut-parleurs des minarets diffusent en boucle "Dieu est Grand, merci Dieu".    Une demi-heure avant l’ouverture des bureaux de vote, les files d’attente  étaient longues devant l’école Abdallah Warith, où les habitants du quartier  sont appelés à désigner l’un des 200 membres de l’assemblée qui sera chargée de  diriger une nouvelle période de transition.    Arborant les drapeaux libyens aux couleurs rouge, vert et noir de la  révolution de 2011, des hommes attendent leur tour devant le centre tandis que  les femmes font la queue dans la cour de l’école.    "Ma joie est indescriptible", déclare Fawzia Omran, 40 ans, "fière d’être  la première à voter" dans ce centre. Elle assure qu’elle a bien fait son choix  du candidat qu’elle va élire. "J’espère que j’ai fais le bon choix",  ajoute-t-elle.    A chaque sortie d’une votante du bureau, les youyous et félicitations  fusent de la file d’attente: "Mabrouk, Mabrouk" (félicitations).    L’une des femmes ne parvient pas à retenir ses larmes: "Aujourd’hui, c’est  la fête de tous les martyrs", en allusions aux combattants morts durant les  huit mois de conflit armé contre les forces de Mouammar Kadhafi.    "J’espère surtout que j’ai bien choisi (le candidat). Nous voulons des gens  aux mains propres", affirme Nadia Al-Abed, une institutrice.    Abdelkarim Hassan, membre d’une organisation libyenne d’observateurs, prend  des notes sur son carnet sur le déroulement du scrutin.    "Pour le moment, tout se déroule bien. Nous avons juste des remarques sur  de petites irrégularités qui n’influencent pas jusqu’ici l’opération  électorale, en particulier en ce qui concerne l’absence d’accès pour les  handicapés dans les centres électoraux", note-t-il.    Après le vote, des centaines de Tripolitains se rassemblent sur la place  des Martyrs, au coeur de la capitale, aux cris de "Libya, Libya", dans un  concert assourdissant de klaxons, en brandissant les drapeau libyens et en  faisant le signe de la victoire avec leurs doigts trempés dans l’encre bleue.    Autour d’eux, quelques dizaines de policiers assurent la sécurité des  lieux, comme dans plusieurs quartiers de Tripoli. Des postes de contrôle ont  été installés à tous les principaux carrefours et aux entrées de la capitale.    Sur RadioZone, première radio libyenne en anglais, l’ambiance est à la fête  et aux chants patriotiques. "Tout le monde a dit que les Libyens ne pouvaient  pas le faire. Non, ce n’est pas vrai. Nous prouvons aujourd’hui à tout le monde  que le sang des martyrs (de la révolution) n’a pas été versé en vain", affirme  un animateur.
 
 
 

Algerie – ennaharonline

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