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Les Yéménites aux urnes pour tourner la page Saleh

 Plus de 12 millions d’électeurs yéménites  sont appelés aux urnes mardi pour tourner la page du président Ali Abdallah  Saleh, premier dirigeant arabe à négocier son départ, après 33 ans au pouvoir.    L’élection présidentielle, avec pour seul candidat le vice-président Abd  Rabbo Mansour Hadi, est boycottée par les autonomistes sudistes et les rebelles  chiites du Nord du pays.    Elle a été précédée par des violences dans le Sud et l’Est du pays, où un  soldat et un civil ont étés tués lors de manifestations hostiles au scrutin.    Mais les principaux mouvements politiques, dont ceux qui ont animé le  soulèvement contre M. Saleh à partir de janvier 2011, soutiennent cette  consultation jugée salutaire pour l’avenir du Yémen, le pays le plus peuplé et  le plus pauvre de la péninsule arabique.    Dans le Sud, les attaques se sont multipliées contre les centres électoraux  en dépit d’une mobilisation des forces de l’ordre, dont 103.000 membres ont été  déployés à travers le pays.    Si le résultat est connu d’avance, le taux de participation donnera une  idée de l’appui populaire au successeur de M. Saleh.    M. Hadi, 66 ans, un homme de consensus originaire du Sud, et dont le mandat  a été fixé à deux ans, a promis de prendre à bras le corps les problèmes du  Nord et du Sud et de sévir contre Al-Qaïda qui ne cesse d’étendre son influence  dans le pays.    M. Saleh a appelé depuis les Etats-Unis, où il séjourne pour raison  médicale, à voter pour son vice-président afin de permettre "une transition  pacifique" à la tête de l’Etat et d’entamer la reconstruction du pays.    Les bureaux de vote doivent ouvrir à 08H00 locales (05H00 GMT) et le  résultat est attendu dans deux jours, même si la loi yéménite permet de  retarder cette annonce jusqu’à dix jours après le vote.    Ce scrutin se déroule conformément à un accord de sortie de crise négocié  par les monarchies arabes du Golfe, en vertu duquel M. Saleh a accepté de  quitter le pouvoir en échange d’une immunité pour lui et pour les siens.    Il s’est ainsi évité le sort du Tunisien Zine El Abidine Ben Ali et de  l’Egyptien Hosni Moubarak, actuellement jugés après avoir quitté le pouvoir  sous la pression de la rue, ou encore du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, tué  à l’issue d’une révolte soutenue militairement par l’Otan.

 

 

 Algérie- ennaharonline

 

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