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L’Espagne verse 1000 milliards pour tuer des algériens

  • Le paiement de cette rançon, en devise forte à l’organisation terroriste n’est qu’une partie des demandes de rançon payées par le biais gouvernements voisins de l’Algérie, afin de gagner la sympathie de l’organisation terroriste et le convaincre de la nécessité de libérer les otages espagnols. Le marché conclu entre les deux parties concerne aussi la libération du terroriste « Omar le sahraoui », qui était derrière l’enlèvement des deux otages espagnols il y a neuf mois et qui a été condamné à 12 ans de travaux forcés par la justice mauritanienne.
  • Ce nouveau marché est un message politique direct aux autorités algériennes et les intentions de ces pays en ce qui concerne le terrorisme, notamment avec les négociations sur le versement de rançons menées publiquement et officiellement.
  • La Mauritanie, qui, il n’y a pas si longtemps, affichait la même politique que l’Algérie en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme et ses menaces. Les choses semble avoir changé ces derniers temps suite aux pressions de l’Espagne et la crainte de voir des opérations de représailles par le groupe salafiste.
  • Nouakchott a tout fait pour retrouver et libérer l’otage français Michel Germaneau et ses forces, aidées par les forces françaises ont menés un raid contre l’organisation terroriste qui s’est soldé par la mort de six terroristes.
  • Le gouvernement mauritanien a annoncé la semaine dernière la libération et la remise du terroriste Omar le Sahraoui aux autorités maliennes dans le cadre d’un marché entre les deux pays, mais qui s’est avéré part la suite pour assurer sont retour dans l’organisation terroriste. Quant au gouvernement malien qui participe depuis 2003 aux différentes négociations pour la libération des otages européens et assurer la remise des rançons, sont nouveau rôle est de financer le terrorisme encore une fois avec 8 millions d’euros. La décision du ministère des affaires étrangères du retour de l’ambassadeur à Bamako, après une période de quatre mois due au mécontentement de l’Algérie, n’a pas suffit à pousser les autorités maliennes à revoir sa position.
  • L’Algérie semble avoir perdu son rôle et sa position dans la région du Sahel malgré son grand rôle dans la création d’un état appelé Mauritanie et aussi dans les accords de pais entre les mouvements Touareg et le gouvernement Malien dans les années quatre-vingt dix jusqu’au dernier en juillet 2006.
  • Le gouvernement algérien semble maintenir le silence devant les évènements du Sahel, bien que ce que font les gouvernements de ces pays se répercute directement sur la sécurité des algériens. L’argent des rançons versé, durant les dernières années, aux groupes terroristes est utilisé pour l’achat des armes et des munitions et leur acheminement vers le nord de l’Algérie.
  • La politique de la Mauritanie, du Mali et du Burkina Fasso, contribue directement à sauver l’organisation terroriste de la crise dont elle souffre.
  • La Mauritanie a réussi, grâce à certaines activistes salafistes arrêtés, à avoir des canaux de communication indirects avec l’organisation terroriste. Il s’avère aujourd’hui que la participation de ses forces au raid contre les groupes terroriste à l’ouest de Tombouctou n’était qu’une erreur stratégique. Quant au gouvernement de Bamako, la majorité des intermédiaires sont des touaregs, devenu des personnalités jouissant de tous les privilèges, offerts par le Mali. La réussite de l’organisation terroriste à dompter les gouvernements des pays du Sahel et à les pousser à agir comme un partenaire essentiel dans cette région, montre que le rôle de l’Algérie a connu un recul dans la région pour cause de manque de moyens de pression et l’échec de la diplomatie algérienne à s’adapter avec les évènements.
  • Bien que l’Algérie ait pu convaincre l’opinion internationale du danger du terrorisme après les évènements du 11 septembre 2001, la diplomatie algérienne semble incapable de produire une nouvelle vision pour convaincre les pays du Sahel, qui ont trouvé un bénéfice politique, économique et sécuritaire par leurs négociations avec l’organisation terroriste au lieu de coopérer avec le gouvernement algérien.
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  • Ennahar/ Anis Rahmani

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