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L'ex-homme fort de Ghaza Mohammad Dahlane exclu du Fatah

  •    Lors d’une réunion samedi soir, "le Comité central a décidé l’exclusion de Mohammad Dahlane, accusé de corruption et de meurtre", a affirmé à l’AFP un membre de cette instance du Fatah, sans autre précision.
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  •    La décision, sur la base du rapport remis par une commission d’enquête interne du Fatah, a été votée par 13 voix pour, six abstentions et aucune contre, a-t-il indiqué, soulignant qu’elle devait encore être validée en séance spéciale par les deux tiers du Conseil révolutionnaire du mouvement.
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  •    "Le Comité central a décidé de transférer aux juridictions compétentes le dossier Dahlane pour les affaires de corruption et de crime mentionnées dans le rapport de la commission d’enquête qui a commencé ses travaux il y a plusieurs mois", a-t-on souligné.
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  •    Le Comité central a "également décidé d’autoriser la commission d’enquête, à étendre ses investigations aux personnalités liées à M. Dahlane", a-t-on ajouté.
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  •    En avril, l’ambassade palestinienne en Algérie avait dénoncé une "tentative d’assassinat" de l’ambassadeur Hocine Abdelkhalek par trois hommes armés de couteaux et de bâtons, accusant Mohammad Dahlane d’en être l’instigateur.
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  •    Le Comité central du Fatah avait annoncé en décembre la suspension de cette instance de Mohammad Dahlane, accusé de "subversion contre le président Abbas et les membres du Comité central".
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  •    Cette annonce officialisait la querelle entre MM. Dahlane et Abbas rapportée depuis des semaines par la presse palestinienne qui avait dégénéré au point que l’ex-chef de la Sécurité préventive à Ghaza était soupçonné de chercher à noyauter les services de sécurité et les ministères en vue d’un coup d’Etat contre le président de l’Autorité palestinienne.
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  •    Il était également visé par une enquête sur l’origine de sa fortune et sur une tentative supposée de créer une milice personnelle, selon la presse.
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  •    Le colonel Dahlane, considéré comme le "protégé" des Etats-Unis, était tombé en disgrâce après l’humiliante déroute de ses forces face aux combattants islamistes du Hamas en juin 2007 à Ghaza, où il est désormais persona non grata.
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  •    Il était ensuite progressivement revenu dans le jeu politique à la faveur de son élection au Comité central du Fatah lors du Congrès du parti en août 2009.
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  • Ennaharonline

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