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L'homme qui a nagé dans l'Amazone

  •    En compétition dans la catégorie des documentaires étrangers dans ce festival du film indépendant (15-25 janvier), "Big River Man", de l’Américain John Maringouin, suit le nageur de l’extrême Martin Strel, un Slovène bâti comme une armoire à glace, qui aime manger et peut-être trop se mouiller.
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  •    Le 7 avril 2007, M. Strel, 54 ans, est sorti de l’eau au terme de 66 jours de natation, sur 5.268 km du fleuve le plus long du monde après le Nil, et au plus fort débit.
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  •    "Ce film est comme de l’art. Il pourrait rester pour toujours. Ce film ne parle pas de ma force ou de ma mission. Ce film est (…) exaltant pour toutes les générations", assure à l’AFP M. Strel, qui souhaite via ses exploits sensibiliser le monde à la pollution des cours d’eau.
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  •    Le film ne cache pas les doutes et les tensions qui entourent l’aventure de M. Strel, qui, après s’être jeté à l’eau, commence à rencontrer les premières difficultés: des membres de son équipe abandonnent, mais lui continue à nager, semblant livrer un combat contre des démons intérieurs.
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  •    "C’est ma force, dans ma tête, c’est là qu’est la force", lance Strel. "Les gens me demandent comment il est possible de préparer un corps pour un si long trajet à la nage. On ne peut pas. Il faut s’entraîner beaucoup, être en forme, en très bonne santé. Le travail d’équipe est important. Et il faut continuer. Malade ou pas, il faut continuer, tous les jours".
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  •    Le nageur de l’extrême, qui a déjà descendu le Yangtsé en Chine, le Mississippi aux Etats-Unis et le Danube en Europe centrale, a souffert malgré sa combinaison de coups de soleil, de dérangements digestifs et de maladies de peau.
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  •    Selon le fils de M. Strel, Borut, qui dirigeait l’équipe d’accompagnement, le plus grand défi est venu des hommes, pas des eaux toxiques ni des nombreux prédateurs.
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  •    Vingt-cinq personnes originaires de sept pays ont suivi M. Strel pendant ses deux mois d’efforts. Selon Borut Strel, chacun d’entre eux a beaucoup appris lors du voyage, en particulier sur lui-même.
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  •    Navigateur et donc chargé de trouver les meilleurs courants pouvant porter M. Strel vers l’embouchure, Matthew Mohlke reconnaît dans le film qu’il n’était pas préparé à un voyage aussi difficile. Il a tiré un livre de son expérience, "The Man Who Swam the Amazon" ("L’homme qui a nagé dans l’Amazone").
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  •    "Le message de ce film est qu’on peut tenter de réaliser son rêve, d’atteindre son but, même si on n’est pas parfait", estime Borut Strel.
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  • Ennaharonline/ AFP
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