Société

Liberia : des viols en raison d’une culture de l’ « hyper-masculinité »

   L’Institut pour le développement en outre-mer (ODI), dont le siège est à Londres, écrit dans un rapport publié lundi que plus de trois-quarts des femmes sur quatre ont été victimes de violences sexuelles pendant la guerre civile de 1989-2003 et que le pays continue d’enregistrer un des taux de criminalité sexuelle parmi les plus hauts du monde. 

   "La guerre peut créer un environnement dans lequel les violences sexuelles sont normalisées. Après la guerre, les hommes sont souvent agressifs, "hyper-masculins" et combattent pour s’adapter en temps de paix", explique Nicola Jones, chercheur de l’ODI.

   "L’héritage de la violence sexuelle peut avoir des impacts dévastateurs non seulement sur les individus et leurs familles, mais aussi sur l’ensemble des communautés".

   Sur un millier de cas signalés en 2013, 65 pc concernent des enfants âgés de trois à quatorze ans. Mais seuls 137 cas ont été jugés, et seulement 49 violeurs condamnés.

   L’étude menée par l’ODI, qui a interrogé des adolescents, leurs familles, des chefs communautaires et des humanitaires, intitulée "la fin du viol comme arme de guerre", porte sur la manière dont les femmes continuent de survivre à travers le cauchemar des violences sexuelles à mesure que la société libérienne se bat pour revenir à la paix.

   L’étude concerne notamment le cas d’une fillette de deux ans violée par un ami de la famille dans le comté de Bomi, dans le nord-ouest.

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