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Libye: attaques aériennes à l'est de Ras Lanouf

  •    En milieu de journée, un avion de chasse a tiré sur un bâtiment utilisé comme poste de contrôle par des rebelles à une dizaine de kilomètres de Ras Lanouf, site pétrolier qui a été pendant une semaine la base avancée des rebelles dans l’Est libyen.
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  •    "J’ai vu l’avion arriver de l’ouest. Il a lâché trois bombes, l’une à deux kilomètres à l’ouest d’ici, l’une sur le poste de contrôle et l’une sur la raffinerie", a déclaré Abdoul Rahman, étudiant en ingénierie de Benghazi qui a rejoint les rebelles.
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  •    Des flammes et un énorme nuage d’une épaisse fumée noire s’élevaient au-dessus du site de la raffinerie, touchée pour la deuxième fois cette semaine.
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  •    Un peu plus tard, une deuxième frappe a touché des positions rebelles à 15 km à l’est de Ras Lanouf, dans un énorme nuage de sable et de fumée.
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  •    Les attaques n’ont pas semblé faire de victimes, mais elles sont intervenues pendant des combats à l’artillerie lourde: les insurgés tiraient des roquettes Katioucha en direction des forces du colonel Kadhafi, et l’armée répliquait avec un tir nourri d’obus et de roquettes Grad.
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  •    Il n’était pas possible d’obtenir un bilan précis des victimes. Un médecin à Brega, à plus de 150 km à l’est de Ras Lanouf, a fait état vendredi matin d’au moins 10 morts et de dizaines de blessés la veille, tout en prévenant que ce bilan pourrait évoluer "considérablement".
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  •    Vendredi, un journaliste de l’AFP a vu les corps d’au moins cinq rebelles à l’arrière d’un pick-up qui quittait la zone des combats à Ras Lanouf.
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  •    "Nous avons vu beaucoup de morts derrière la ligne de front, mais à cause des tirs nous ne pouvons les atteindre", a déclaré le docteur Awad el-Ghweiry, qui gère un poste sanitaire à quelques kilomètres de la ligne de front.
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  •    Les rebelles ont envoyé des camions pour obtenir des renforts, mais peu après le premier raid aérien, un journaliste de l’AFP a vu une dizaine de camions se retirer de la zone, sans que l’on puisse dire pour l’instant si les insurgés se rassemblaient ou battaient en retraite.
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  •    "Nous ne savons pas exactement ce qu’il se passe à Ras Lanouf. Mais on nous a dit qu’il y avait encore des combats", avait déclaré dans la matinée Salem Abdoulrahman, un jeune insurgé barbu portant un keffieh au volant d’un pick-up partant en direction du site pétrolier muni d’un canon antiaérien.
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  •    "Donc nous y allons. Nous allons nous battre et nous nous allons gagner", a-t-il insisté.
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  •    "Nous n’avons pas reçu l’ordre de monter au front, mais nous y allons quand même. Il y a des gars de Kadhafi à Ras Lanouf et nous espérons les chasser", avait ajouté Saleh Massoud, un autre insurgé dans un camion en route pour Ras Lanouf.
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  •    Jeudi, une offensive majeure des forces pro-Kadhafi a obligé les insurgés à abandonner Ras Lanouf. "Leur suprématie est totale. Ils ont tiré depuis des bateaux, et ils contrôlent les airs", a expliqué un médecin à Brega.
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  •    Mais porte-parole de l’opposition à Benghazi a assuré que le colonel Kadhafi n’avait pas assez de troupes au sol pour tenir les places prises grâce à de violents bombardements.
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  • Ennaharonline

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