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Libye: le départ de Kadhafi au centre du sommet de l'Union africaine

  •    "Tout le monde (à l’UA) est d’accord sur le départ de Kadhafi. Certains le disent publiquement, d’autres pas", a affirmé à l’AFP Mansour Sayf Al-Nasr, coordinateur en France de la rébellion, le Conseil national de transition (CNT).
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  •    Toutefois, jeudi en soirée, les chefs d’Etat de l’Union Africaine (UA) n’ont pas réussi à trouver une position commune sur la situation libyenne, après plus de deux heures de réunion à huis clos et vont se réunir à nouveau vendredi à 10h (09H00 GMT).
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  •    "Les débats n’ont pas été tendus mais intéressants", a précisé le Commissaire à la paix et la sécurité de l’organisation de l’UA, Ramtame Lamamra.
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  •    Les chefs d’Etat devaient se prononcer sur "un ensemble de propositions pour un accord-cadre sur une solution politique en Libye", préparé depuis la veille par le comité des médiateurs de l’UA (Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie). 
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  •    Parmi les propositions du comité ad-hoc figurent notamment un cessez-le-feu immédiat, l’accès humanitaire ainsi qu’une transition avec des élections démocratiques et le déploiement d’une force internationale.
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  •    Une des pierres d’achoppement est la participation du leader libyen Mouammar Kadhafi aux négociations, de source proche de l’UA.
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  •    "C’est indiscutablement sur cette crise (libyenne) que vos délibérations sont attendues", a confirmé le président de la Commission de l’UA Jean Ping aux chefs d’Etat, lors de l’ouverture du sommet jeudi dans la matinée.
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  •    L’UA doit "avoir à l’esprit les souffrances endurées par les populations libyennes du fait de la poursuite des affrontements armés et des bombardements" depuis le 19 mars, a affirmé M. Ping sans toutefois citer l’OTAN.
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  •    La fille de Mouammar Kadhafi, Aïcha Kadhafi, a affirmé à la chaîne de télévision publique française France 2 qu’il y avait "des négociations directes et indirectes" entre le pouvoir à Tripoli et la rébellion. Interrogée sur un éventuel départ du pouvoir de son père, elle a répondu: "Où voulez-vous qu’il parte? Ici, c’est son pays, sa terre, son peuple… (…) Il y a une chose que vous ne comprendrez jamais, c’est que mon père est un symbole… un Guide".
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  •    Interrogations sur les parachutages français
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  •    Paris avait reconnu mercredi que des avions français ont parachuté au sud de Tripoli des armes légères destinées à la rébellion pour l’aider contre les forces du régime, le conflit s’enlisant malgré plus de trois mois de frappes internationales.
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  •    La France a assuré jeudi que ses livraisons d’armes respectent la résolution 1973 du Conseil de sécurité et l’état-major des armées a démenti toute fourniture de missiles anti-chars Milan à la rébellion.
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  •    Mais la Russie a demandé des explications à la France: "Si cela se confirmait, ce serait une violation grave de la résolution 1970" du Conseil de sécurité de l’ONU, a dit le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.
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  •    La Chine a aussi appelé jeudi les nations impliquées à "éviter toute action qui irait au-delà du mandat de la résolution" alors que l’Egypte a estimé qu’il fallait éviter "une escalade".
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  •    Les ministres de l’Intérieur des 6 grands pays européens et leur homologue américain ont mis en garde jeudi contre l’expansion d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et son armement via la Libye. Le ministre espagnol de l’Intérieur Alfredo Perez Rubalcaba s’est dit très "préoccupé" de "l’apparition d’armes de l’armée libyenne entre les mains des terroristes".
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  •    Sur le terrain, un incendie s’est déclaré tôt jeudi dans un dépôt d’armes et de munitions près de Benghazi, fief de l’insurrection dans l’Est, provoquant des explosions en série. Selon des sources médicales, aucune victime n’a été recensée dans l’incendie.
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  •    A Malabo, la capitale de Guinée équatoriale, certaines délégations prônent un soutien indéfectible au leader libyen, d’autres veulent qu’il renonce.
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  •    Le ministre libyen des Affaires de l’UA, Joma Ibrahim Amer, avait, lui, confié: "Nous sommes venus pour que l’Union africaine soutienne notre position et que la position africaine soit forte" sur la base d’une solution pacifique négociée.
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  • Ennaharonline
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