En direct

Libye: les milices responsables d'attaques et d'enlèvements de journalistes

‘organisation Reporters sans frontières  (RSF) a dénoncé mardi des attaques et des enlèvements de journalistes par des  milices armées en Libye, appelant le gouvernement à garantir leur sécurité.    "RSF s’inquiète profondément de la dégradation de la situation sécuritaire  dans le pays et de la conduite de certaines des milices envers les  journalistes", a indiqué l’association de défense de la liberté de la presse  dans un communiqué.    "De manière récurrente au cours des derniers mois, des professionnels de  l’information ont été attaqués, menacés et enlevés par certaines de ces  milices".    Ainsi, un journaliste d’une agence de presse internationale a été arrêté en  mai à Benghazi (est) par plusieurs membres d’une milice pour un  "interrogatoire". "Ce journaliste a finalement été relâché en fin de soirée  après avoir été frappé, insulté et menacé", a indiqué RSF.    Selon cette organisation, un photographe et un citoyen-journaliste de  Benghazi, Mohamed Abu Janah, ont été "détenus arbitrairement" plusieurs heures  fin mai au quartier général du "Bouclier de la Libye", un groupe armé de  milices révolutionnaires opérant théoriquement sous les ordres du ministère de  la Défense.    Le week-end dernier, une trentaine de personnes ont été tuées et plus de  100 autres blessées au cours d’une manifestation qui a dégénéré en  affrontements entre ce groupe et des protestataires qui tentaient de déloger  cette brigade de son QG.    "D’autre cas d’arrestations et de détention arbitraires, d’attaques et de  menaces graves de la part de milices à l’encontre de journalistes ont également  été rapportées, largement à Benghazi, mais aussi à Tripoli et dans d’autres  villes du pays", souligne RSF.    L’organisation "demande expressément au gouvernement libyen de s’assurer de  la sécurité des journalistes et de contrôler la conduite de certaines milices travaillant sous le commandement des ministères de la Défense et de l’Intérieur  (…) et de sanctionner les auteurs de ces exactions".    Les autorités libyennes tardent à mettre en place une armée et une police  professionnelles et n’ont pas réussi à désarmer et dissoudre les groupes  d’ex-rebelles qui avaient combattu le régime de Mouammar Kadhafi en 2011. 

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close