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Libye: reprise des activités de deux ministères après près de deux semaines de siège

 
Les fonctionnaires des ministères  des Affaires étrangères et de la Justice ont repris dimanche leurs activités,  après la levée samedi du siège imposé depuis près de deux semaines aux deux  bâtiments par des miliciens armés, a-t-on appris de sources officielles.    "Le personnel du ministère de la Justice a repris dimanche le travail", a  déclaré à l’AFP le chef du bureau de l’information au ministère Walid Ben Rabha.    "Le ministère a repris ses activités et fonctionne normalement", a-t-il  ajouté, précisant que "l’accord avec les protestataires a porté"  essentiellement sur l’accélération de la mise en oeuvre de la loi de  l’exclusion politique des collaborateurs de l’ancien régime".    De leurs côtés, les fonctionnaires du ministères des Affaires étrangères  étaient de retour aussi dans leurs bureaux et "travaillent normalement", a  indiqué à l’AFP un responsable du service de communication sous couvert de  l’anonymat.    "Le ministre est présent et tenait en ce moment même une réunion", a  précisé un autre porte-parole.    Les miliciens, qui cernaient depuis près de deux semaines les ministères  des Affaires étrangères et de la Justice à Tripoli et "ont remis les deux  ministères à un comité formé par le gouvernement et le Congrès général national  (CGN)", avait annoncé samedi soir à l’AFP le ministre de Justice Salah  al-Marghani.    Les miliciens avaient déjà retiré mercredi leurs véhicules armés des abords  des ministères des Affaires étrangères et de la Justice, tout en poursuivant le  siège des deux bâtiments.    Ces groupes armés réclamaient initialement une loi bannissant de la vie  politique les anciens responsables et collaborateurs du régime Kadhafi.    Mais après l’adoption de cette loi controversée par le CGN, la plus haute  départ du chef du gouvernement Ali Zeidan, accusé de complaisance envers les  anciens kadhafistes.    Mercredi, M. Zeidan a annoncé un prochain remaniement ministériel pour  tenter de sortir le pays de la crise, après le coup de force des miliciens à  Tripoli.    Compte tenu des implications sécuritaires liées à l’incertitude politique  actuelle, Londres et Washington avaient décidé cette semaine d’évacuer une  partie du personnel de leurs ambassades à Tripoli, où d’autres chancelleries  occidentales ont réduit leurs effectifs. 

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