En directAlgérie

L’importation des véhicules d’occasion vise à créer un marché « concurrentiel » avec ceux montés localement( Ministre)

Algérie- Les conditions d’importation par des particuliers de véhicule de moins de trois années d’âge sont l’objet de vifs débats au sein de la société, certains nationaux jugeant que le pays n’a pas à servir de déversoir aux rébus des pays avancés, d’autres craignant que l’achat d’une automobile ayant déjà roulée ne nécessite des coûts abusifs que les moins nantis parmi eux ne pourraient supporter.   

Passant outre ces préoccupations, le ministre du Commerce, Saïd Djellab, signale que, « sous certaines conditions », les  véhicules d’occasion « ne sont pas interdits à l’importation » dans le monde.

S’exprimant, dimanche, à un journaliste de la chaine 3 de la Radio Algérienne, celui-ci déclare à propos des véhicules montés en Algérie, que se pose la question de leur coût. Pour lui, en autorisant l’importation d’automobiles ayant déjà roulées on crée un « marché concurrentiel », laissant le choix à des citoyens, soit d’en acquérir un qui a déjà roulé, soit de faire l’acquisition d’un véhicule neuf monté localement.

Il explique que la décision prise par le gouvernement d’ouvrir le pays aux véhicules d’occasion ramenés de l’étranger, l’a été pour inciter l’industrie automobile en Algérie à se placer « dans la chaine des valeurs mondiales ».

Pour autant, tient-il à préciser, il n’est pas question « d’importer n’importe quoi », rappelant que les voitures importées doivent, en plus de présenter les conditions de sécurité maximum, rouler à l’essence et être adaptable au GPL.

Le représentant d’une association de protection des droits des consommateurs, Hassan Menouar, observe d’emblée que l’ouverture du marché de l’automobile n’occasion « n’apportera rien à l’économie nationale ».

Pour lui, si l’Etat est parti sur des investissements de l’industrie de montage de véhicules, « il faut qu’il continue » sur cette voie et non pas qu’il  « retourne en arrière » et « peine » ainsi les investisseurs.

Selon lui, l’accès à un véhicule d’occasion n’est pas rentable sachant, déclare-t-il, « qui ne pas coûter moins de 10.000 euros » et qu’outre son prix d’achat il nécessitera le paiement de frais pour son transport et celles de taxes douanières.

L’auteur de cette enquête rappelle, par ailleurs, que l’importation des véhicules d’occasion est prévue dans le projet de Loi de finances de 2020 lequel est appelé à être prochainement discuté au sein de l’APN.

Source: Radio Algérie

 

Tags

Articles en lien

One Comment

  1. Ça saute aux yeux, la décision d’autoriser l’importation de véhicules de moins de trois ans derrange l’auteur de cet article. Son voeux de revenir sur cette décision est à peine voilé. Je rappelle à ce monsieur, même si personnellement je ne suis pas intéressé, qu’entre pays européens cette question ne se pose même pas car, tout un chacun est libre de son choix, sous certaines conditions bien sur .Serait-on plus exigeant en la matière? Alors, l’interdiction d’importer ce genre de voitures prise dans le passé etait-elle dans l’intérêt de quels magnats selon vous? Je suppose que beaucoup de monde connait la réponse, sauf vous Monsieur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Close