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L'Iran accueille mercredi une "conférence internationale" sur la Syrie

L’Iran, allié régional du régime  syrien, accueillera mercredi une "conférence internationale" visant à trouver  une "solution politique" au conflit en Syrie, a annoncé lundi le ministère  iranien des Affaires étrangères.    Cette annonce intervient alors que le chef de la diplomatie française  Laurent Fabius doit rencontrer lundi soir à Paris ses homologues américain et  russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, pour faire avancer le projet d’une  conférence de paix internationale baptisée Genève-2, initiée par Moscou et  Washington qui souhaitent que régime et opposition syrienne se rencontrent en  juin.    La France refuse la participation de l’Iran à Genève-2. Moscou, allié du  régime de Bachar al-Assad, souhaite au contraire la présence de cet autre grand  soutien du régime syrien, et celle de l’Arabie Saoudite, considérant ces pays  comme deux acteurs clés pour trouver une solution politique à la crise syrienne.    En Iran, "plus de 40 pays sont attendus, ainsi qu’un représentant de  l’ancien secrétaire général des Nations unies Kofi Annan", a précisé le  vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian. M. Annan est  l’ancien médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe dans le conflit qui a fait  selon une ONG plus de 94.000 morts depuis mars 2011.    Il n’a pas donné de précision sur les pays ou l’importance des délégations  qui participeront à cette conférence, intitulée "solution politique et  stabilité régionale".    "Ce que nous allons faire à Téhéran et ce que vont faire les parties  internationales à Genève-2 doit faire en sorte que les conditions soient  réunies pour que les Syriens puissent décider de l’avenir de leur pays", a  expliqué M. Amir Abdollahian à la chaîne en arabe de la télévision iranienne,  al-Alam.    Le but de la conférence de Téhéran est de "préparer le terrain pour mettre  fin à la violence et aider à organiser des élections sous supervision  internationale", a-t-il dit.    Téhéran avait déjà accueilli une réunion sur le "dialogue national en  Syrie" à la mi-novembre 2012. Elle avait rassemblé quelque 200 représentants du  gouvernement et de différents courants politiques, religieux ou ethniques  syriens, selon les médias iraniens qui avaient fait état de la présence de  petits mouvements d’"opposition" confidentiels ou inconnus. 

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