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Quand les logements sociaux sont transformés en Commerce et lieu de débauche

Algérie : Le laisser aller et l’absence de contrôle par les services concernés a entrainé une grande anarchie dans le marché du logement en Algérie. De nombreux algériens louent occasionnellement leur logements sociaux ou les vendent carrément… des logements sont transformées en dortoir ou en fond de commerce…Ce genre de pratique frauduleuse très fréquent a pris de l’ampleur et concerne toutes les wilayas du pays, ont relevé les services de l’OPGI (Office de Promotion et de Gestion Immobilière).

Les services de l’OPGI ont relevé un tas de maux qui ont rongé ce secteur. A Tizi-Ouzou, des enseignants bénéficiaires du logement social ont loué leur logement,  d’autres l’ont vendus via Facebook avant même la livraison et avant l’étude des recours, indique le journal Ennahar.

Des logements transformés en dortoirs !

 A Bouira, 600 logements sont inoccupés, et 1 000 logements sociaux ont été loués durant les quatre dernières années, indique la même source.

A Colo, dans la wilaya de Skikda, des logements sont transformés en dortoir et destinés aux  touristes ou aux nouveaux mariés à raison de 5 000 DA la nuit, informe les mêmes services cités par le journal Ennahar.

Même chose à El Oued qui a enregistré un taux plus élevé de fraude.  90 % des logements sociaux sont soit délaissés ou carrément transformés en dortoirs.

De nouvelles techniques de fraude !

A Constantine, c’est une toute autre méthode de fraude qui est employée. En effet, c’est plus de 7 000 logements sociaux qui ont été mis en vente ou en location, et ce via le réseau social Facebook.

Par ailleurs, la wilaya de Sétif a été victime d’un autre cas de fraude. Les services de l’OPGI ont recensé plus de 1 500 logements non occupés ou qui ont été transformés en locaux, soit une estimation de 10 à 50 logements dans chaque commune.

La wilaya de Khenchela a, quant à elle, enregistré plus de 3 000 logements sociaux qui sont soit loués, soit mis en vente avec acte par leurs propriétaires, qui ne respectent pas la réglementation.

Du côté de la wilaya de M’Sila, c’est seulement 50 % des logements sociaux qui sont habités,  précisément dans les communes d’Ain El Melh, Bousaâda et Sidi Aïssa.

Des professeurs d’universités et des émigrés louent leurs logements !

Parmi les différents bénéficiaires de logements sociaux à Tizi Ouzou concernés par cette fraude, on compte également des professeurs d’universités et des émigrés.

Une explosion de gaz a, par ailleurs, eu lieu dans un des bâtiments de la cité Canastel, à Oran. Cette dernière a fait trois victimes, et a mis à nu que la majorité de ces logements sont inoccupés.

Au niveau de Mascara, pas moins de 4 000 logements sociaux sont fermés, relèvent les services de l’OPGI de la même wilaya.

A Djelfa, les mêmes services ont recensé 14 000 logements sociaux non exploités dont 1 000 qui sont loués, selon le journal Ennahar.

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