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L’ONU interpellée pour la surveillance des droits de l’Homme au Sahara occidental

Les participants à la 4ème Conférence internationale sur "Le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui", ont appelé, dimanche à Alger dans une déclaration les Nations unies pour "diligenter" le règlement du conflit sahraoui et "élargir" les prérogatives de la Minurso à la surveillance des droits de l’Homme dans les territoires occupés.Outre ces recommandations inscrites en priorité à cette rencontre, les participants ont également appelé, dans la "Déclaration d’Alger", la communauté internationale à exercer des "pressions" sur le Maroc en vue de l’amener à libérer "dans l’immédiat" et "sans préalables" tous les prisonniers politiques détenus dans les geôles marocaines, de même qu’à faire connaître la vérité sur le sort des milliers d’autres Sahraouis portés disparus à ce jour et l’ouverture d’une enquête à leur sujet.Les signataires de la déclaration ont souligné, par ailleurs, la nécessité de mettre "immédiatement" un terme à la spoliation des richesses naturelles du Sahara occidental et ont interpellé, à ce sujet, l’Union européenne (UE) ainsi que certains gouvernements à "respecter la légalité internationale".Ils ont condamné, dans ce cadre, l’accord de pêche conclu récemment entre l’UE et le Maroc, qui, selon la déclaration, "illustre le double langage" de l’UE vis-à-vis du conflit sahraoui.Les participants à la conférence se sont adressés particulièrement, dans leur déclaration finale, aux autorités espagnoles et françaises pour leur demander d’"honorer" les valeurs de leurs Etats respectifs, "en adoptant, dans le conflit sahraoui des positions claires, en conformité avec le droit international et à la volonté du reste de la communauté internationale".Ils ont encouragé, par ailleurs, l’envoyé spécial du Secrétaire général de l’Onu pour le Sahara occidental, Christopher Ross, à "persévérer dans sa mission pour aboutir à une solution juste et définitive" au conflit, à travers un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui.Tout en appelant à "renforcer les rangs du mouvement international de solidarité avec le peuple sahraoui", les participants à la conférence d’Alger ont également demandé à l’ONU et à toutes ses agences "concernées" ainsi qu’aux institutions internationales humanitaires d’apporter une assistance "efficace" et "multiforme" aux réfugiés sahraouis.La 4ème Conférence internationale sur "Le droit des peuples à la résistance : le cas du peuple sahraoui" s’est ouverte samedi à Alger en présence du président sahraoui, Mohamed Abdelaziz, et avec la participation de près de 260 membres de délégations de 49 pays du monde (parlementaires, diplomates, personnalités politiques, universitaires, juristes, militants et représentants de sociétés civiles).

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