Economie

L'Opep devrait maintenir ses quotas lors de sa première réunion en Angola

  •    Quelques jours avant d’entrer dans sa 50e année, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) tiendra la réunion la plus australe de son histoire sur le continent africain. 
  •  
  •    Dernier membre à voir rejoint ce club exclusif, en 2007, l’Angola clôt ainsi une année de présidence marquée par de fortes incertitudes en raison de la crise économique.
  •  
  •    L’urbanisme sauvage de sa capitale, Luanda, défigurée par 27 ans de guerre civile, tranche fortement avec les rues policées de Vienne où se tiennent d’ordinaire les conférences du cartel. Mais le changement ne devrait concerner que le décor et non les niveaux de production: les analystes s’attendent à un maintien du plafond officiel de l’Opep, fixé depuis le 1er janvier dernier à 24,84 millions de barils par jour (mbj).  
  •  
  •    Depuis plusieurs semaines, la décision fait l’objet d’un consensus parmi les ministres, qui ont tous exprimé leur satisfaction de voir le baril évoluer autour de 75 dollars depuis des mois.
  •  
  •    "Les stocks baissent, le prix (du pétrole) est parfait, tout le monde, investisseurs, consommateurs, producteurs, est content", a affirmé récemment le puissant ministre saoudien du Pétrole Ali Al-Nouaïmi, chef de file de facto de l’Organisation.
  •  
  •    "Il n’y a aucune raison qui puisse inciter (les ministres de l’Opep) à vouloir changer le niveau de production. Les prix sont dans une zone de confort, la réunion devrait être très brève", résume Bhushan Bahree, analyste au Cambridge Energy Research Associates (CERA).
  •  
  •    Un an plus tôt, la situation était tout autre lors de la réunion d’Oran, en Algérie. La tension et l’inquiétude étaient palpables chez les ministres, avec un marché pétrolier en pleine déroute et un baril flirtant avec les 30 dollars.
  •  
  •    Depuis, les cours du pétrole se sont très rapidement redressés, notamment grâce à la réduction de production la plus drastique opérée alors par le cartel. Pour enrayer la chute des cours et ajuster la production à une demande en forte baisse à cause de la crise, il s’était engagé à retirer du marché 4,2 mbj.
  •  
  •    Malgré la remontée des prix, l’horizon n’est pas encore dégagé, soulignent  toutefois des analystes. Les stocks pétroliers restent à des niveaux extrêmement élevés et l’Opep pourrait être confrontée à un excédent de production à la fin du premier trimestre lorsque le pic de consommation hivernale sera passé. 
  •  
  •      "Le secrétariat de l’Opep estime que le second trimestre sera le point faible de l’année", souligne M. Bahree.
  •  
  •      La question du respect des quotas, qui semblait reléguée à l’arrière-plan avec le redressement des prix, pourrait alors de nouveau se poser. Alors qu’en début d’année l’Opep avait appliqué avec une rigueur sans précédent les baisses de production promises, elle a peu à peu relâché ses efforts. 
  •  
  •    En novembre, les 11 membres soumis aux quotas (excluant l’Irak) pompaient 1,6 mbj de plus que leur plafond officiel, selon l’Agence internationale de l’Energie.
  •  
  •    Et la surproduction pourrait s’aggraver avec la montée en puissance de l’offre irakienne. Bagdad, qui vient d’attribuer aux majors internationales plusieurs champs pétrolifères géants, ambitionne de quintupler son offre d’ici à 2016.
  •  
  •    
  • Ennaharonline/ AFP

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!