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L'opposition syrienne consulte Ryad, Ankara et Doha sur des négociations

    
    L’opposition syrienne tient des  consultations avec ses alliés régionaux, notamment l’Arabie saoudite, le Qatar  et la Turquie, avant de décider de participer à une conférence internationale  proposée par les Etats-Unis et la Russie, a annoncé son chef par intérim lundi.    "Il est encore trop tôt de décider si on participe ou pas car les  circonstances de cette conférence ne sont pas encore claires, il n’y a pas  encore d’agenda ou de calendrier. La liste des Etats participants et de leurs  représentants n’a pas été annoncée", a affirmé George Sabra, chef par intérim  de la Coalition de l’opposition, lors d’un point de presse à Istanbul.    "Nous sommes encore en période de consultations avec les forces  révolutionnaires de l’intérieur, avec nos amis et nos alliés dans la région, en  Turquie, en Arabie saoudite et au Qatar et d’autres pays arabes pour prendre la  décision adéquate", a-t-il ajouté.    Ryad, Ankara et Doha sont les principaux parrains de la Coalition nationale  de l’opposition syrienne, à qui ils fournissent de l’argent et des armes  légères et moyennes.    La Coalition avait annoncé dimanche qu’elle discuterait le 23 mai de la  proposition russo-américaine visant à trouver un règlement politique au conflit  qui a fait plus de 80.000 morts en deux ans.    A l’occasion de la visite du Secrétaire d’Etat américain John Kerry la  semaine dernière à Moscou, la Russie et les Etats-Unis s’étaient entendus pour  inciter Damas et les rebelles à s’asseoir autour d’une table et ont plaidé pour  l’organisation "au plus vite" d’une conférence internationale sur la Syrie.    Mais M. Sabra a réitéré les exigences de l’opposition, qui ne cesse de  réclamer le départ inconditionnel du régime du président Bachar al-Assad.    "Nous avons des conditions pour toute initiative politique (..) notamment  l’arrêt des violences et le départ de Bachar al-Assad et de sa clique au  pouvoir", a-t-il artelé.    M. Sabra a par ailleurs de nouveau accusé le régime d’avoir perpétré le  double attentat qui a fait 46 morts en Turquie samedi.    "Le régime sera châtié pour ce qu’il a commis à Reyhanli par les  combattants de l’Armée syrienne libre (ASL)," a-t-il dit, en référence à la  principale force rebelle combattant les troupes du régime en Syrie. 

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