Monde

L'Otan prête à aider la Libye à renforcer sa sécurité

Le secrétaire général de l’Otan,  Anders Fogh Rasmussen, a annoncé mardi que l’Alliance atlantique était prête à  aider la Libye à renforcer la sécurité de son territoire, près de deux ans  après avoir participé à la chute du dictateur Mouammar Kadhafi.    "La Libye a demandé des conseils à l’Otan sur la sécurité", a déclaré M.  Rasmussen avant l’ouverture d’une réunion des ministres de la Défense des 28  pays de l’Otan à Bruxelles. "Les Alliés ont décidé d’envoyer une mission  d’experts pour examiner cette requête (…) et identifier les domaines dans  lesquels nous pouvons apporter notre expertise", a-t-il ajouté.    L’Otan prendra sa décision sur la base des recommandations de cette  mission, attendues d’ici la fin juin, selon lui.    M. Rasmussen a précisé qu’il ne s’agissait "pas de déployer des troupes" en  Libye.    Une telle mission est envisagée depuis la fin de l’opération militaire  aérienne de l’Otan qui a conduit à la mort de Kadhafi en octobre 2011. Les  autorités de Tripoli peinent depuis à assurer la surveillance des frontières,  notamment dans le sud, devenu une inquiétude pour ses voisins, notamment le  Tchad et le Niger.    Un haut responsable américain avait indiqué lundi que l’Otan pourrait jouer  un rôle dans l’entraînement et la formation des forces libyennes.    Vendredi, le président américain Barack Obama avait estimé que "l’Otan a un  rôle important à jouer" pour aider le gouvernement libyen à "disposer des  moyens pour contrôler ses frontières et éviter que les zones frontalières ne  deviennent un sanctuaire terroriste".    La France a également fait part de sa disponibilité "pour apporter sa  contribution à la souveraineté de l’Etat libyen, en particulier en sécurisant  ses frontières", a déclaré dimanche son ministre de la Défense, Jean-Yves Le  Drian, en marge d’un forum annuel sur la sécurité en Asie organisé à Singapour.    L’Union européenne a récemment lancé une mission civile dont l’objectif est  de former du personnel chargé du contrôle des frontières terrestres, maritimes  et aériennes, et de renforcer les services correspondants à Tripoli.    Au cours de leur réunion semestrielle, qui s’achève mercredi, les ministres  de la Défense vont également discuter de la nécessité de renforcer leur  coopération dans la cyberdéfense, de la transition en Afghanistan et des  conséquences sur les armées de la réduction des budgets militaires dans la  plupart des pays occidentaux. 

commentaires

commentaires

Articles en lien

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error: Le contenu est protégé !!