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L'UA plaide pour une solution politique en Libye,

  •    Une réunion du "comité ad hoc" de l’UA sur la crise en Libye, présidée par le chef de l’Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, a débuté en présence des chefs d’Etats ou représentants de haut niveau de l’Ouganda, du Congo-Brazzaville, du Mali et de l’Afrique du Sud, les cinq pays membres de cette médiation.
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  •    Au même moment, le président sud-africain Jacob Zuma a fait annoncer depuis Pretoria qu’il se rendrait lundi en Libye pour discuter avec le colonel Mouammar Kadhafi, "en tant que membre du Panel de haut niveau de l’Union africaine pour la résolution du conflit libyen".
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  •    "Le but est de discuter d’une stratégie de sortie pour Mouammar Kadhafi", a précisé à l’AFP une source anonyme au sein de la présidence sud-africaine.
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  •    A Addis, le président de la commission de l’UA Jean Ping s’est dit pour sa part "convaincu que seule une solution politique peut apporter une paix durable et satisfaire les aspirations légitimes du peuple libyen à un destin choisi dans la liberté, la démocratie et l’Etat de droit".
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  •    "A cet égard la feuille de route de l’UA offre tous les éléments d’une telle solution. Encore faudrait-il qu’il nous soit donné l’opportunité de la mettre en oeuvre", a-t-il ajouté à l’ouverture des débats.
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  •    L’UA s’est montrée hostile à toute intervention militaire extérieure en Libye, dès le début de la rébellion armée mi-février.
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  •    L’organisation est engagée dans une délicate médiation pour faire accepter par les protagonistes libyens une "feuille de route" prévoyant un cessez-le-feu dans les meilleurs délais, un acheminement de l’aide humanitaire et l’instauration d’une période de transition et de dialogue conduisant à des élections démocratiques.
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  •    Le régime de Mouammar Kadhafi a très rapidement accepté les propositions de l’UA, mais le Conseil National de la Transition (CNT), au nom des rebelles, a posé comme préalable un départ du colonel Kadhafi et de ses fils.
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  •    "Malheureusement, la situation qui prévaut sur le terrain et l’absence de coordination dans les efforts internationaux ne sont pas de nature à faciliter la recherche d’une solution", a relevé M. Ping.
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  •    Les récentes rencontres de haut représentants de l’UA avec l’Union européenne et le Conseil de sécurité de l’ONU "n’ont pas permis d’ouvrir la voix à une vision commune de la solution politique, seule à même de garantir une paix durable et la sécurité en Libye", a-t-il constaté.
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  •    L’Otan, aux commandes depuis le 31 mars de l’intervention internationale, a intensifié ses frappes mardi à Tripoli, près de la résidence de Mouammar Kadhafi, et entend ainsi précipiter la chute du régime libyen.
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  •    La réunion d’Addis Abeba, qui se poursuivait à huis clos, sera suivie d’un mini-sommet de l’UA sur la sécurité en Afrique, prévu jusque jeudi et essentiellement consacré à la crise en Libye, mais également au regain de tension au Soudan.
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  • Ennaharonline

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