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Lutte contre le terrorisme: l’Europe veut coopérer avec les pays arabes

"Il faut qu’on renforce notre façon de coopérer (…) avec les pays arabes, et aussi entre nous", a affirmé la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, avant une réunion des 28 ministres des Affaires étrangères de l’UE à laquelle était convié le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi.

"Les attaques terroristes ciblent surtout les musulmans dans le monde, il nous faut donc une alliance, un dialogue pour faire face ensemble", a-t-elle ajouté.

"On va discuter aujourd’hui des aspects de la politique extérieure (…) des relations d’échange plus denses aussi avec les Etats musulmans dans le monde", a expliqué le ministre allemand, Frank-Walter Steinmeier.

La lutte contre le terrorisme n’est pas seulement "une question militaire ou sécuritaire", a estimé M. al-Arabi, affirmant qu’elle devait se livrer "au niveau intellectuel, culturel, médiatique, religieux". "C’est cela que nous tentons".

La coopération en matière de renseignement, le renforcement des contrôles aux frontières de l’espace Schengen, la lutte contre le trafic d’armes ou la création d’un registre commun des passagers aériens (PNR) sont devenus une priorité des dirigeants européens après les attentats meurtriers de Paris et la vaste opération anti-jihadistes en fin de semaine dernière en Belgique.

Ces questions seront discutées par les ministres de l’Intérieur, compétents sur ces sujets, le 28 janvier à Riga, et surtout lors d’un sommet de chefs d’Etat et de gouvernement européens le 12 février, consacré à la lutte contre  le terrorisme et les "combattants étrangers" européens de retour de Syrie ou d’Irak.

Plusieurs chefs de la diplomatie de l’UE participeront aussi jeudi à Londres à une rencontre organisée conjointement par le Royaume-Uni et les Etats-Unis entre pays membres de la coalition contre le groupe Etat islamique (EI) en Syrie et en Irak.

"Nous espérons, compte tenu de ce qui s’est passé en France, en Belgique et ailleurs, que le Parlement européen va comprendre qu’il faut débloquer le PNR", a demandé lundi le ministre français, Laurent Fabius. Son homologue belge, Didier Reynders, a lui aussi plaidé pour "plus d’échange d’informations (…) pour suivre à la trace l’ensemble des combattants étrangers".

    

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