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Lutte contre les causes des conflits : L’Algérie est « la locomotive de l’Afrique »

   "En sa qualité de pays influent de l’Union africaine (UA), l’Algérie qui a toujours favorisé les solutions pacifiques aux conflits, compte parmi les cinq pays pionniers qui s’acquittent pleinement de leurs rôles en termes de lutte contre les causes des conflits", a souligné M. Lamamra dans une déclaration à l’APS en marge des travaux de la 25ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’Union africaine (UA) qui se tiennent à Malabo (Guinée équatoriale).

   Il a, en outre, souligné que "l’Algérie est constamment prête à apporter sa précieuse contribution qui participe de sa grande expérience afin d’amener les parties aux conflits à accepter les solutions pacifiques et concourir à trouver des solutions au cas par cas en tenant compte des spécificités de chaque conflit".

   "Le terrorisme s’impose désormais en tant que fléau transfrontalier qui sévit en Afrique, d’où l’impératif pour l’UA de se doter de mécanismes à même de lutter contre ce fléau, a relevé le ministre qui a mis en avant "les efforts consentis actuellement pour renforcer le rôle de l’UA en matière de lutte antiterroriste, à l’instar de l’élaboration d’une liste africaine des mouvements et organisations terroristes et l’examen de l’éventuelle émission d’un mandat d’arrêt africain contre les personnes impliquées dans des affaires terroristes".

   Le ministre a, par ailleurs, souligné la nécessité d’œuvrer énergiquement à la concrétisation de ces idées et projets qui permettront à l’Afrique d’occuper une place avant-gardiste dans la lutte contre ce fléau.

   "Le développement du continent africain dépend essentiellement de la réalisation de la stabilité et de la promotion du système de gouvernance", a ajouté M. Lamamra soulignant que "toutes les activités de l’UA seront axées autour de la concrétisation de l’agenda de développement 2063 adopté en janvier dernier par le dernier sommet africain d’Addis Abeba.

   Il a précisé que le plan de développement 2063 couvrira tous les domaines de développement du continent africain y compris les aspects institutionnel, politique, sécuritaire et économique.

   Le chef de la diplomatie algérienne a invité les pays participant à la 25ème session ordinaire du Conseil exécutif à présenter par écrit leurs propositions à ce sujet.

  "L’approche consensuelle africaine de développement repose sur les bases intégrées que sont l’économie et le développement des potentialités humaines confortées par des mécanismes politiques et sécuritaires", a ajouté M. Lamamra.

   Concernant le rôle de l’Algérie en matière de développement des potentialités humaines africaines, M. Lamamra a rappelé que l’Algérie avait pris l’initiative de la création à Tlemcen de l’Institut panafricain des sciences de l’eau, de l’énergie et des changements climatiques qui accueillera les étudiants africains dès le mois de novembre prochain.

   S’agissant de la situation au Mali, M. Lamamra a précisé que "l’Algérie est un acteur influent dans l’action africaine commune en vue d’une solution pacifique entre tous les acteurs maliens" souhaitant    que les négociations en cours aboutissent à des solutions définitives et durables à la crise dans le nord du Mali.

   Les travaux de la 25ème session ordinaire du Conseil exécutif de l’UA se poursuivaient mardi au centre de conférences dans la capitale guinéenne Malabo sous le thème "l’agriculture et la sécurité alimentaire", en prévision du 23ème sommet africain prévu les 26 et 27 juin. APS

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