Economie

Malaisie: une commission parlementaire approuve une usine de terres rares

 
Une commission parlementaire  dominée par le pouvoir en place a approuvé mardi une unité de traitement de  terres rares, en cours de construction par une société australienne, qui, selon  ses détracteurs, pose de sérieux risques pour la santé et l’environnement.    La commission, forte de sept députés la plupart acquis au gouvernement, a  recommandé l’octroi au groupe minier australien Lynas d’une licence  d’exploitation de terres rares importées d’Australie dans son unité en  construction dans l’est de la Malaisie.    L’installation avait déjà reçu l’autorisation d’opérer en février dernier  mais le gouvernement avait suspendu cette décision après une manifestation de  milliers de résidents inquiets pour leur santé.    "La commission a conclu que, jusqu’à présent, l’ensemble des conditions de  sécurité, sanitaires et environnementales ont été remplies", indiquent les  députés dans un rapport de 74 pages, qui ne précise pas quand la licence  d’exploitation sera octroyée.    La commission a assuré que les radiations émises par l’unité de traitement  sont "faibles et ne posent pas de risques pour la santé", même s’ils ont  souligné le besoin de les surveiller.   Les députés d’opposition avaient refusé de prendre part aux travaux de la  commission, après la décision de ne pas suspendre le chantier de l’unité de  traitement le temps de l’enquête.    Wong Tack, président de la coalition luttant contre l’unité, a rejeté les  conclusions de la commission, promettant de nouvelles manifestations. "Nous  n’avons jamais reconnu cette commission. Jamais nous ne permettrons qu’ils  décident de l’avenir de nos enfants", a-t-il déclaré à l’AFP.    Lynas a presque terminé la construction de cette usine controversée, dans  l’Etat de Pahang (est de la Malaisie).    Le dirigeant de l’opposition, Anwar Ibrahim, fait partie des opposants,  tandis que des élections législatives doivent être convoquées d’ici à quelques  mois en Malaisie.   Le groupe australien affirme que son usine opèrera selon de strictes  consignes de sécurité et que les déchets radioactifs produits seront de faible  intensité et sans danger pour l’homme.    L’usine doit être une des rares structures dans le monde pour le traitement  de terres rares, ces métaux indispensables à la fabrication de produits de  haute technologie, qui vont des missiles aux téléphones portables, en passant  par les voitures électriques et les éoliennes.    A l’heure actuelle, 97% de la production de "terres rares" provient de  Chine, qui ne dispose pourtant que d’environ un tiers des ressources mondiales  et où l’extraction provoque de gros dégâts sur l’environnement et les  populations.    Les pays acheteurs tentent depuis plus d’un an de diversifier leurs sources  ‘approvisionnement.
 
 
 

 
 
 

Algerie – ennaharonline

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