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Mali: l'Algérie refuse toute remise en cause de l'intégrité territoriale


 L’Algérie "n’acceptera jamais une remise en  cause de l’intégrité territoriale du Mali" et prône le "dialogue" pour régler  la crise qu’affronte son voisin du sud, a déclaré le Premier ministre Ahmed  Ouyahia au journal français Le Monde publié vendredi.    Dans cet entretien réalisé jeudi, donc avant la proclamation d’indépendance  de l’Azawad par le mouvement touareg MNLA et l’enlèvement d’Algériens au Mali,  le chef du gouvernement algérien met aussi en garde contre une intervention  étrangère qui, selon lui, ne peut se traduire que par un "dérapage".    "Nous sommes pour une solution qui passe par le dialogue. L’Algérie  n’acceptera jamais une remise en cause de l’intégrité territoriale du Mali",  affirme cet ancien médiateur dans le dossier touareg.    "La situation est très, très préoccupante. C’est un foyer de tension  important à nos frontières", relève-t-il, rappelant que l’Algérie a "près d’un  millier de kilomètres" de frontière commune avec le Mali.    "L’Algérie demande le rétablissement de l’ordre constitutionnel au Mali. Le  Cemoc (qui regroupe les états-majors militaires d’Algérie, du Niger, du Mali et  de Mauritanie) est toujours actif. Il se réunira dans les prochains jours à  Nouackchott", a-t-il annoncé, jugeant "impérative" la présence de hauts  responsables militaires maliens à cette rencontre, même s’ils font partie de la  junte au pouvoir à Bamako.    Il s’est par ailleurs montré très hostile à une éventuelle intervention  extérieure, réaffirmant une position traditionnelle d’Alger: "Chaque fois qu’un  acteur étranger joue un rôle essentiel, c’est un dérapage programmé, immédiat  ou six mois plus tard".    Il appelle en revanche à "continuer à intensifier" la coopération  internationale et sous-régionale du Cemoc "pour maîtriser le terrorisme dans  cet espace terriblement vaste, vide, qu’est le Sahel".    Créé en avril 2010, le Cemoc regroupe les états-majors militaires  d’Algérie, du Mali, du Niger et de Mauritanie. Il se réunit tous les six mois  dans le but de lutter contre les activités des trafiquants transfrontaliers et  d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) dans le Sahel. Son QG est installé dans  l’extrême sud algérien, à Tamanrasset, tandis qu’un centre de renseignement  commun est basé à Alger depuis environ un an.

 

 Algerie – ennaharonline

 

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