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Mali: le groupe Ansar Dine réitère sa principale revendication, la charia

Le groupe islamiste Ansar Dine qui occupe  avec d’autres le nord du Mali et dont une délégation négocie à Ouagadougou avec  le président burkinabé Blaise Compaoré, a réitéré sa principale revendication,  l’application de la charia au Mali, a déclaré mercredi un de ses porte-parole.    "Nous avons remis une lettre de Iyad Ag Ghaly (leader d’Ansar Dine) au  médiateur Blaise Compaoré. Nous voulons seulement l’application de la charia",  la loi islamique, au Mali, a déclaré par téléphone à l’AFP Laabasa Ag Intallah,  un des membres de la délégation qui participe aux négociations avec le  président Compaoré, médiateur de l’Afrique de l’Ouest dans la crise malienne.    Contrairement au Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA,  rébellion touareg) qui fait partie des groupes armés occupant le nord du Mali,  "nous sommes contre l’indépendance", a-t-il ajouté. Des négociations entre le  MNLA, mouvement laïc, et Ansar Dine, ont jusqu’à maintenant échoué.    M. Ag Intallah a indiqué que la médiation buirkinabé "veut arranger les  hoses entre nous et le MNLA qui a une délégation à Ouagadougou". "Nous n’avons  pas de problème avec le MNLA, s’il veut venir avec nous, il n’y pas de  problème, mais c’est la charia", a-t-il insisté.    Il a affirmé que les "discussions se poursuivent" à Gao (nord du Mali)  entre son mouvement et la rébellion touareg en vue de parvenir à un accord.    Il a par ailleurs annoncé que, parallèlement aux pourparlers qui ont débuté  lundi à Ouagadougou, une autre délégation d’Ansar Dine se trouvait  "actuellement en Algérie" pour des discussions avec le pouvoir. "Pour avoir la  paix, il faut aller partout. Nous pensons même qu’on va aller aussi en  Mauritanie, et même au Qatar si c’est nécessaire", a affirmé M. Ag Intallah.    Dans la foulée d’un putsch militaire qui a eu lieu le 22 mars à Bamako, le  Nord est tombé aux mains du MNLA et surtout des groupes islamistes radicaux  Ansar Dine (Défenseurs de l’islam en arabe) et de son allié Al-Qaïda au Maghreb  islamique (Aqmi) qui ont pris le dessus sur la rébellion touareg.    Les pourparlers ont lieu alors que se précise une possible intervention de  troupes de la Communauté économique des Etat d’Afrique de l’Ouest (Cédéao)  soutenue par l’ONU au Mali, pour y sécuriser les autorités politiques de  transition à Bamako mises en place après le retrait des putschistes et tenter y  déloger les groupes armés du Nord faute d’accord.
 
 
 

Algerie – ennaharonline

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