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Mali: législatives sous tension après un attentat meurtrier à Kidal

 
Le second tour des législatives au Mali  pour parachever le retour à l’ordre constitutionnel, après le coup d’Etat de  2012, se tient dimanche dans un climat tendu au lendemain d’un attentat  jihadiste qui a tué deux soldats sénégalais de l’ONU.    Quelque 6,5 millions de Maliens sont appelés à participer à cette dernière  étape d’un processus électoral qui, après la présidentielle remportée le 11  août par Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), doit sceller le retour à l’ordre  constitutionnel interrompu le 22 mars 2012 par un coup d’Eat ayant précipité la  chute du nord du pays aux mains de groupes jihadistes.    Ces groupes liés à Al-Qaïda ont été affaiblis par une intervention  militaire internationale lancée par la France en janvier et toujours en cours,  mais ils restent actifs, comme l’illustre l’attentat à la voiture piégée commis  samedi contre une banque à Kidal (nord-est).    Un véhicule bourré d’explosifs a foncé sur la Banque malienne de solidarité  (BMS) gardée par des soldats maliens et d’autres Africains, de la force de  l’ONU au Mali, la Minusma. Deux soldats sénégalais ont été tués, trois autres  Casques bleus et deux soldats maliens gravement blessés.    Un jihadiste malien, Sultan Ould Badi, qui a été membre de plusieurs  groupes islamistes armés du Sahel, dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a,  "au nom de tous les moujahidine", les combattants de l’islam, revendiqué  l’attentat dans un appel téléphonique à l’AFP.    "Cette opération est une réponse aux pays africains qui ont envoyé des  militaires pour soutenir le combat de François Hollande (président français) en  terre d’islam", a déclaré en français Sultan Ould Badi.    La crainte d’un autre attentat le jour du scrutin est donc grande et les  forces de l’ONU, de la France et du Mali qui doivent en assurer la sécurité,  seront en état d’alerte maximum.    A Kidal, fief des Touareg et de leur rébellion, le Mouvement national de  libération de l’Azawad (MNLA), il n’y aura pas d’élection, car les quatre  députés de la ville et de sa région situées à 1.500 km au nord-est de Bamako,  ont été élus dès le premier tour du 24 novembre. 

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