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Manifestation à Tunis pour deux journalistes après l'annonce de leur exécution par l'EI

"Nous sommes tous Sofiène, nous sommes tous Nadhir", proclamaient des pancartes brandies par les manifestants, en majorité de jeunes journalistes dont beaucoup se refusaient à croire l’annonce en l’absence de confirmation officielle.

Dans un communiqué publié jeudi sur des forums jihadistes, la branche libyenne de l’EI affirme avoir "appliqué la loi d’Allah" à leur encontre. La photo censée montrer l’exécution de l’un d’eux n’est pas nette: on peut y deviner un tir partant en direction d’une personne non identifiée qui semble être agenouillée.

"L’information n’a toujours pas été confirmée. Nous demandons aux autorités tunisiennes de faire leur devoir, au moins en dévoilant la vérité", a lancé le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Néji Bghouri.

"Nous avons choisi le métier de journaliste et nous savons qu’il est difficile. Nous avons choisi la liberté et nous allons continuer", a-t-il martelé.

Le père de l’un des journalistes, Sami Ktari, a de son côté demandé aux autorités tunisiennes "de prendre ce sujet au sérieux".

Le président Béji Caïd Essebsi a reçu vendredi les familles des deux jeunes hommes mais n’a pas encore réagi publiquement à l’annonce.

Le ministre des Affaires étrangères Mongi Hamdi a, lui, indiqué que "l’information n’est jusqu’ici pas confirmée".

"Tant qu’elle n’est pas confirmée, nous espérons qu’elle soit fausse", a-t-il dit à la radio Mosaïque FM, assurant "suivre l’affaire minute par minute".

"La question est très compliquée parce que nous ne savons qui les a  enlevés, pourquoi et où il se trouvent (…). Si nous connaissions la raison de leur enlèvement nous aurions discuté, négocié. (Mais) nous n’avons rien", a-t-il reconnu.

Sofiène Chourabi, un blogueur et journaliste très actif lors de la révolution tunisienne de janvier 2011, et le photographe Nadhir Ktari avaient été détenus une première fois le 3 septembre dans l’est de la Libye et libérés quelques jours plus tard. Ils auraient ensuite été arrêtés une nouvelle fois par un groupe armé et disparu dans la région d’Ajdabiya (est de la Libye) le 8 septembre.

AFP 

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