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Manifestations en Turquie: Washington salue les excuses de Ankara

    Les Etats-Unis ont salué mardi les  excuses présentées par un haut responsable gouvernemental turc après la  répression de manifestations, et appelé à une enquête sur les circonstances des  violences qui ont fait deux morts dans ce pays allié de Washington.    Plus tôt mardi, le vice-Premier ministre turc Bülent Arinç a présenté des  "excuses" et appelé les manifestants, désormais soutenus par des syndicats, à  rentrer chez eux, après avoir reconnu comme "légitimes" les revendications  d’écologistes face à un projet immobilier à Istanbul, à l’origine de la fronde.    Les violences des quatre derniers jours ont fait tache d’huile dans le  pays. Deux personnes ont été tuées, tandis que plus de 1.500 ont été blessées à  Istanbul et au moins 700 à Ankara, selon les organisations de défense des  droits de l’homme et les syndicats de médecins.    "Nous saluons les déclarations du vice-Premier ministre qui a présenté des  excuses pour le recours excessif à la force et nous continuons à accueillir  favorablement les appels à une enquête sur ces événements", a déclaré mardi le  porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney.    La veille, le secrétaire d’Etat américain John Kerry avait condamné l’usage  "excessif" de la force par la police contre les manifestants en Turquie et  avait réaffirmé l’attachement des Etats-Unis aux "libertés d’expression et de  rassemblement".    Dans un souci d’apaisement, le président turc Abdullah Gül avait exhorté  lundi les manifestants à cesser leur mouvement, assurant qu’ils avaient été  entendus.    "Nous saluons les efforts du président Gül et d’autres pour calmer les  choses", a réagi mardi la porte-parole du département d’Etat, Jennifer Psaki,  indiquant que M. Kerry devait s’entretenir par téléphone avec son homologue  Ahmet Davutoglu pour lui "exprimer ses inquiétudes quant aux actions de la  police".    Ankara est un très proche allié de Washington, notamment au sein de l’Otan,  et les deux pays coopèrent étroitement sur le dossier syrien. 

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