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Le matériel de trituration confisqué à Cevital a été dédouané légalement et ne peut pas être réexporté (CEO)

Algérie – Le PDG de Serport tombe de Charybde en Scylla. En ordonnant la confiscation du matériel de trituration de graines oléagineuses importé par Cevital, dédouané et sorti du port de Skikda en toute légalité, Djelloul Achour se met dans une situation encore plus compliquée.

Dans une déclaration faite ce jeudi à ALG24, le CEO du Groupe Cevital, M. Saïd Benikene, explique que le matériel de trituration confisqué ne peut être réexporté ni revendu.
Selon lui, ce matériel est devenu algérien dès son dédouanement au port de Skikda. Il appartient ainsi à une entité algérienne, en l’occurrence le Groupe Cevital. Il n’est donc légalement pas possible de le réexporter comme demandé par le PDG de Serport.
En outre, le Groupe Cevital, ayant importé ce matériel de trituration dans le cadre du dispositif ANDI, a signé un « engagement de non revente en l’état ». « Même si Cevital voulait revendre ce matériel, ce qui n’est pas le cas, la loi ne le lui permettrait pas », explique M. Benikene.

Une saisie illégale

Le matériel de trituration de graines oléagineuses importé par Cevital a été confisqué de manière illégale. Aucune justification valable n’a été avancée, si ce n’est l’absence de l’aval de mystérieuses autorités compétentes que personne ne daigne nommer !
Par ailleurs, il faut savoir que les prérogatives d’un responsable de Services portuaires ne lui permettent pas d’exiger une quelconque autorisation avant le déchargement d’une marchandise, encore moins la saisie d’un matériel dûment débarqué, dédouané et payé.
Pour M. Benikene, « le port n’est pas concerné par ce qu’il y a à l’intérieur des conteneurs ». La mission des services portuaires se limite, en effet, à gérer la logistique ; assurer un quai aux navires et décharger la marchandise.
Malgré ce blocage injustifié qui dure depuis maintenant 500 jours, d’autant plus qu’un autre opérateur a importé le même matériel depuis le port de Djendjen sans être inquiété, le Groupe Cevital ne se laisse pas faire. « Cevital envisage toutes les formes d’action pour faire valoir son droit », a assuré le Directeur Général Exécutif de ce Groupe.

Ce que perd l’Algérie en bloquant le projet de Cevital

L’usine de trituration des graines oléagineuses, c’est 1000 postes d’emploi directs et 2 à 3 mille emplois indirects dès sa première phase. C’est, selon M. Benikene, un « projet d’intégration amont » qui permettra de réduire les importations des huiles brutes. Il consiste, dans sa première phase, à importer des graines oléagineuses pour en extraire les huiles bruteset les tourteaux de soja, base del’aliments de bétail.
Dans sa deuxième phase, ce projet vise à faire cultiver les graines oléagineuses en Algérie par des agriculteurs algériens, sur une superficie de 3 millions d’hectares, créant ainsi plus de 100 000 emplois dans le domaine de l’agriculture.
Les huiles brutes produites par l’usine de trituration de Cevitalalimenteront les raffineries d’huiles végétales du groupe. En ce qui concerne la production des torteaux de soja, elle sera destinée essentiellement à l’exportation, notamment vers les pays d’Europe qui importentchaque années 34 millions de tonnes de tourteaux. Quant au marché local, M. Benikene assure que son groupe n’interviendra qu’en complément des autres acteurs existants.
Les revenus à l’export attendus de ce projet sont aujourd’hui estimés à plus de 1 milliard de dollars par an.
Le projet de Cevial, conclut-il, servira l’économie nationale à plus d’un titre. Il contribuera à aider l’Etat à préserver ses réserves en devises, créera des richesses et des emplois, tout en participant à la diversification de notre économie.

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One Comment

  1. Ce que je ne comprend pas c pourquoi cevital ne porte pas plainte contre ce PDG de port. Du moment que c lui qui saisit le matériel et invoque un manque d’autorisation c à lui de dire qu’elle est cette autorisation et la donner ou la refuser en donnant le motif. Donc l’autorité compétente c lui et lui seul. Ensuite il donne instruction à tous les ports d’interdire,donc c encore lui le responsable qui doit donner la raison,les textes et règlement qu’il n’ose pas citer, car ils n’existent pas.

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