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Mauritanie: 3 femmes jugées pour exploitation d'enfants

  •    La femme chez qui vivaient les deux enfants, Oumoulmoumnine mint Bakar Vall, a été reconnue coupable "d’exploitation de mineurs en violation des législations mauritaniennes" et condamnée à six mois de prison ferme.
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  •    Le tribunal a aussi condamné les mères des deux filles, Aicha Mint Haboud et Fatimetou Mint Mahmoud, à six mois de prison avec sursis.
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  •    Ces deux mères avaient été amenées de leur village près de Rosso (200 km au sud de la capitale) pour le procès. Il leur était reproché d’avoir "placé leurs filles pour gagner de l’argent" et elles étaient poursuivies pour "négligence" et "participation à l’exploitation de mineurs".
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  •    L’avocat de Mint Bakar Vall, Me Ahmed Salem Ould mohamed Mbareck, a indiqué à l’AFP qu’il ferait appel de la condamnation de sa cliente qu’il estime "injuste et non conforme aux faits".
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  •    Oumoulmoumnine mint Bakar Vall avait fait valoir devant le tribunal que les deux fillettes percevaient des rémunérations versées directement à leurs mères. 
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  •    Elle avait également affirmé que les adolescentes étaient traitées sur un pied d’égalité avec ses filles et qu’elles ne faisaient "pas grand chose à part du petit ménage".
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  •    Cette femme a finalement été condamnée à la même peine de prison que trois militants antiesclavagistes qui avaient dénoncé l’affaire.
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  •    Le dirigeant de l’organisation Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Biram Ould Abeid et deux autres militants avaient en effet été condamnés, le 6 janvier, à douze mois de prison dont six fermes, pour "agression contre la police" au cours d’une manifestation.
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  •    Les militants avaient été arrêtés à la suite de cette manifestation qui dénonçaient les pratiques "esclavagistes" contre les deux fillettes.
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  •    En Mauritanie, l’esclavage est officiellement aboli depuis 1981. Mais le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de l’esclavage avait déclaré, l’an dernier à Nouakchott, que "des cas d’esclavage très graves existaient encore" dans le pays.
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  • Ennaharonline

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